‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 32 sur 170 · Rhiriolalie close · texte numérisé non relu

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ANGINE SIMPLE AIGUE

assez exactement aux amygdales1 . Parfois une hémorragie de la luette par exemple (cas de Pécholier) ferait cesser rapidement tous les symptômes. Bien que l’amygdalite soit le plus s ouvent double, elle ne l’est, %selon lui, que consécutivement; car il serait rare que la phlegmasie soit d'emblée bilatérale. Desnos décrit assez longuement les otites moyennes et mêmes les mastoïdites qui succèdent aux angines. Foilin venait, du reste, d’en communiquer à la Société de chirurgie un cas intéressant, qui fut suivi de trépanation mastoïdienne. Les paralysies du voile a la .suite d’angines simples sigiialées déjà par Trousseau, Lasègue et Gubler sont affirmées de la façon la plus nette. « Si, il y a peu de temps encore, leur réalité a pu être niée un moment, il n’en est plus de même aujourd’hui. Les doutes ont du s’évanouir devant les faits. » Et ces paralysies pourraient non seulement exister dans le pharynx, mais encore du côté des membres. Si pour le voile on devrait souvent admettre avec. Trousseau et Lasègue une altération de l’élément musculaire, le fait rapporté par Vulpian et Gharcot démontrerait que les nerfs euxmêmes peuvent être altérés. Les troubles de la vision sont surtout décrits d’après l’observation de Pidoux..

Les ovarites succédant à la tonsillite sont étudiées d’après les faits publiés par Verneuil et par James. Desnos ne mentionne pas l’albuminurie des angines simples, qui commençait cependant à être connue, bien qu’elle soit infiniment moins fréquente que celle de la diphtérie.

La pharyngite circonscrite -devrait être considérée comme assez exceptionnelle, contrairement à l’amygdalite.

1. Parce que celles-ci ne sont souvent qu’une angine lacunaire réchauffée.

DESNOS

L’auteur rappelle, pour la variété supérieure, la sécheresse avec rougeur et aspect luisant de la paroi postérieure, la dysphagie très différente de ce qu’elle est dans les inflammations tonsillaires, la déglutition tout en étant, pénible restant très possible. La pharyngite inférieure est dépeinte rapidement d’après les notions courantes.

Les angines associées à un élément morbide seraient d’abord l’angine catarrhale grippale, appelée lymphatique par Borsieri qui en a laissé une bonne description, complétée par J. Frank et Barthez, ainsi que le note l’auteur. La véritable angine catarrhale n’est qu’une détermination de la fièvre catarrhale ; comme le dit Desnos, les symptômes pharyngés sont alors très secondaires. A côté d’elle, existent les cas dits sporadiques, où le mal semble se cantonner à la gorge. Le gonflement se montrerait moins considérable que dans l’angine ordinaire, bien que le tissu sous-muqueux puisse être intéressé (Barthez) ; la teinte est plus pâle, la douleur moins accusée aussi (Borsieri), bien que la déglutition soit assez douloureuse (J. Franck). Et cependant, malgré cette réaction locale, si mal dessinée, les symptômes généraux seraient intenses. Le sujet est accablé, prostré, sans appétit; il a des nausées. Cette dissemblance entre l’état du système nerveux et l’état de la gorge serait, d’après Desnos, caractéristique de cette affection, ainsi que l’allure traînassante du mal.

Les angines gastriques et bilieuses mentionnées par Stoll, Tissot et Franck sont décrites en quelques lignes. Desnos fait, du reste, remarquer que les faits de ce genre sont assez rares.

Niemeyer admet que la fièvre catarrhale qui accompagne d’ordinaire l’angine, débute souvent avant

ANGINE SIMPLE AIGUE

l’apparition des'troubles locaux, mais ellepourraitleur être consécutive. Les formes intenses de la pharyngite mériteraient le nom d’érysipélateuses. Il insiste sur l’état œdémateux des piliers dans la forme accentuée de la maladie; ce gonflement, en paralysant la fibre musculaire, rendrait le fonctionnement de l’organe très aléatoire, produisant ainsi la dysphagie, le retour des aliments vers le nez, etc. Les malades sentent tellement bien que des parcelles alimentaires liquides ou solides peuvent pénétrer dans leur larynx pendant la déglutition, qu’ils prendraient durant celle-ci les positions les plus étranges, penchant la tête fortement en avant. Mais souvent ces précautions deviennent inutiles, et l’aliment est rejeté par une quinte de toux spasmodique très pénible.

Bamberger, profitant des recherches des histologistes allemands sur les inflammations des muqueuses, distingue deux formes essentielles dans l’angine simple aiguë, l’une intéressant presque exclusivement l’épitheliutn et les parties les plus superficielles du derme : c’est la forme catarrhale ; l’autre, plais profonde, déterminant des lésions véritablement interstitielles qui aboutissent habituellement à la suppuration : c’est la variété phlegmoneuse, et, quand elle arrive au sphacèle des exsudats et des parties attenantes de la muqueuse : la variété gangréneuse, très rare du reste. La rougeur est variable suivant l’intensité de l’inflammation et la durée de celle-ci. Comme beaucoup d’auteurs français, il reconnaît que la coloration rougeâtre se fait surtout par îlots et par plaques sur le voile, les piliers et la face postérieure du pharynx. L’imbibition du tissu sous-muqueux apparaît surtout dans les régions lâches, par exemple à la luette. Le processus phlegmasique peut envahir le pharynx tout entier, mais

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