NIE MEYER ET BAMBERGER
le plus souvent il serait partiel (voile du palais, tonsilles, face postérieure du pharynx, base de la langue). L’angine peut être primitive ou secondaire. En outre du froid qui est la cause la plus habituelle, les poussières irritantes, les toxiques minéraux (par exemple antimoine mercure etc.), le tabac, les mets trop chauds ou caustiques, devraient être incriminés. On verrait assez souvent aussi des angines à allure catarrhale chez les tuberculeux.1 Les complications auriculaires surviendraient fréquemment. Enfin le mal pourrait aboutir à l’œdème de la glotte d’après Rilliet et Barthez. L’auteur ne signale pas lès épidémies d’angine simple. La prédisposition individuelle et les attaques antérieures joueraient un grand rôle dans la pathogénie de l’esquinancie phlegmoneuse ; parfois, il y aurait vers la même époque un très grand nombre d’amygdalites suppurées. Il insiste sur le gonflement concomitant des grosses glandes salivaires. La présence fréquente de véritables fausses membranes amygdaliennes dans cette affection prouverait qu’il n’existe pas de limites tranchées entre l’angine simple et la diphtérie. On observerait parfois, comme symptôme tardif, une véritable blennorhée pharyngée, et, souvent dans la convalescence, du marasme et un affaiblissement profond surtout chez les enfants2.
Dans'sa courte description des angines simples, qui contient des vues intéressantes, Jaccoud met pleinement en relief le rôle de la prédisposition signalé certainement déjà par ses devanciers, mais pas avec la même insistance. « Comme danstoutes les maladies catarrhales, la précLisposi-