‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 35 sur 170 · WAGNER · texte numérisé non relu

WAGNER

nouveau-nés. Elle serait souvent épidémique; la prédisposition individuelle et même familiale ne ferait pas de doute. Il insiste sur l’angine par propagation non seulement nasale, mais encore dentaire, en rappelant les idées de Magitot sur ce dernier point (évolution de la dent de sagesse et carie dentaire). Généralisées d’ordinaire, les lésions se cantonneraient parfois au voile, aux piliers, à la luette, etc. Si l’amygdale est intéressée, elle ne l’est que dans ses couches les plus superficielles ; la tuméfaction des piliers la ferait paraître comme plus petite et enfoncée dans sa loge. Parfois la muqueuse apparaîtrait très tuméfiée comme dans les cas de Wer theimber (angine œdémateuse)^; les glandes peuvent être aussi très saillantes (angine glanduleuse). Les ulcérations se rencontreraient rarement, mais il n’en serait pas de même des exulcérations visibles à, un éclairageconvenable. Celles-ci, dit-il, succèdent dans certains cas à de petites bulles d’une durée tout à fait transitoire, Wagner signale aussi l’existence de points blanchâtres. Il met en relief l’intensité de la réaction fébrile chez l’enfant. Au lieu d’être continue, la marche pourrait se faire par des sortes d’oscillations composées de recrudescences et d’améliorations. L’affection durerait alors assez longtemps. Il mentionne, d’après Gubler, les paralysies à la suite d’angine simple.

L’angine catarrhale vraie se relierait à l’angine phlegmonéuse type par de nombreuses formes de transition. Comme beaucoup de ses prédécesseurs, il insiste sur la prédisposition individuelle, sur l’influence de l’âge adulte, sur les constitutions médicales qui donneraient parfois au mal une allure épidémique, sur les brûlures par des liquides trop chauds, sur les lésions traumatiques. Il emprunte sa description anatomo-pathologique à Roki-

ANGINE SIMPLE AIGUE

tanski (traité) et à Nager (Heilkunde, 1872). Il décrit les fusées purulentes, les ulcérations des vaisseaux (Grisolle); mais, bien qu’il distingue la péritonsillite phlegmoneuse de la tonsillite de même nature, il apporte peu de faits nouveaux à la description qu’en avaient déjà. donnée les auteurs français.

Wendt fait remarquer que les pharyngites aiguës non secondaires sont parfois assez exactement localisées à l’amygdale pharyngée, à l’embouchure des trompes, à la face postérieure ou à la partie inférieure du pharynx» Le cavum aurait une pathologie spéciale plus ou moins confondue avec celle du nez et des oreilles. Le pharynx laryngé présenterait de même dans ses phénomènes morbides une analogie étroite avec ce qu’on constate du côté du larynx. Il étudie ensuite la physiologie pathologique du pharynx et insiste beaucoup sur le mécanisme de la dyspnée, sur les troubles parétiques ou convulsifs de la tunique musculaire, sur les troubles gastriques concomitants. Il rappelle que Troeltsch et Ruhle les attribuaient aux qualités irritantes du mucus bucco-pharyngé qui, altéré dans les angines, viendrait irriter, quand il est dégluti, la muqueuse stomacale. Les névralgies auriculaires s’expliqueraient par le trajet de certains nerfs, par exemple celui de Jacobson. Elles seraient parfois si tenaces et si douloureuses qu’elles tendraient, s'il y a erreur de diagnostic, à faire entreprendre des interventions parfaitement inutiles. L’usage déjà vulgarisé de la rhinoscopie postérieure lui permet de donner des renseignements intéressants sur lés inflammations du cavum1. Il compare ceux-ci avec les données f que fournit le toucher digital. Il décrit avec soin le catarrhe

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