‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 36 sur 170 · WENDT · texte numérisé non relu

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rétro-nasal aigu, mais englobe dans sa description les quelques cas primitifs avec les faits beaucoup plus nombreux où le mal est secondaire à une rhinite ou à une maladie générale. La réduction de l’amplitude ducavum, la saillie de la tonsille,ia tuméfaction du bourrelet tubaire, l’aspect des choanes sont fort bien dépeints. Le catarrhe du pharynx bucco-laryngé ne serait le plus souvent qu’une affection propagée; la prédisposition individuelle serait évidente. La symptomatologie de l’angine ordinaire est esquissée en quelques lignes; l’auteur mentionne, comme complication possible, d’après Rilliet et Barthez, l’œdème de la glotte.

L’angine phlegmoneuse est décrite d’après Bamberger. L’auteur rappelle, selon Ruhle, que les troubles nerveux peuvent être très intenses. Parfois on constaterait un violent délire. Les fusées purulentes arriveraient parfois jusqu’au médiastin.

100 INFLAMMATIONS SUPPURATIVES PER1-PHARYNGIENNES

IL — INFLAMMATIONS SUPPURATIVES PÉRI -PHARYNGIENNES

Sous ce titre nous étudierons l’historique de deux affections bien distinctes, mais qui étaient généralement encore mal différenciées : la péritonsillite et l’abcès rétropharyngien. Un court paragraphe sera consacré aux abcès latéro et' antéropharyngiens à peine encore entrevus.

A. — PÉRITONSILLITE

La péritonsillite est de connaissance scientifique toute récente. Cependant, les collections périamygdaliennes sont déjà nettement signalées par J.-L. Petit K — « Les abcès dont je parle ne sont point ceux qui se forment dans l’amygdale même, car ces glandes sont couvertes d’une peau bien plus fine et percée naturellement d’un grand nombre de trous en forme d’arrosoir par ou la matière peut s’échapper. Le gonflement de ces .glandes est, pour l’ordinaire, formé par l’humeur qui s’y prépare, laquelle, s’altérant sans se convertir en pus, s’avance par ces mêmes trous sans qu’on soit obligé d’y faire ouverture. Il n’en est pas de même de ceux qui se forment à la partie -postérieure de l’amygdale, proche le canal interne de l’oreille décrit par Eustache ; ceux-ci ne se manifestent que par leurs symptômes ; ni l’œil ni les doigts ne peuvent les découvrir, et quand ils se percent, on

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