‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 48 sur 170 · ROUSTAN · texte numérisé non relu

ROUSTAN

West, de Bokai, d’Allire, de New-York. Ses recherches d’anatomie topographique, principalement en ce qui concerne les rapports du pharynx avec le gros paquet vasculo-nerveux du cou sont assez intéressantes. Il cite, comme Gauthier les résultats des investigations anatomiques de Cocteau sur les ganglions rétropharyngiens. Ainsi que Gillette, il admet des abcès rétropharyngiens supérieurs, moyens, inférieurs, tout en montrant que cette distinction dans la réalité n’est pas bien rigoureuse ; comme lui aussi il passe sous silence la séparation si rationnelle de ces suppurations en rétropharyngiennes et en latéropharyngiennes, bien qu’il décrive celles-ci un peu plus tard, mais en s’appuyant exclusivement sur la notion de niveau et non sur l’existence d’un cloisonnement aponévrotique.

Contrairement à Guersant et à plusieurs autres, il n’admet pas l’influence prédominante de la scrofule, a Il faut bien reconnaître, dit-il, que dans la plupart des cas, les enfants n’offrent rien à signaler dans ce sens , ou sont au contraire regardés comme présentant une bonne santé habituelle et nés de parents sains. » Les petites filles seraient plus atteintes que les petits garçons. « Le sexe semble également exercer une prédisposition marquée, sans qu’on en puisse expliquer la raison d’aucune manière. Dans trente observations, où il est indiqué, on trouve vingt-trois garçons contre six filles ». L’adénite subaiguë ou chronique constituerait pour luijla cause la plus importante, et ce serait sur des ganglions déjà|malades qu’agiraient des causes occasionnelles fort^ diverses. La rétrocession d’un eczéma, de gourmes si fréquentes chez les petits campagnards, en serait fréquemment l’occasion. Peut-être l’opinion qui règne, surtout dans nos

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campagnes, sur le danger de tarir ses exutoires naturels ne serait-elle pas dénuée de quelques fondements. L’éruption dentaire, quand elle prend un caractère morbide, pourrait parfois aussi être incriminée, tout aussi bien que les glossites, les pharyngites. Il n’admet pas, comme Gauthier, l’action irritanteetmécanique du biberon sur la muqueuse du gosier. « La statistique s’est chargée de répondre. Sur les dix-sept enfants dont le mode de nourriture est indiqué, deux seulement étaient alimentés de cette manière. »' Enfin les corps étrangers constitueraient un facteur morbide d’une véritable importance (cas de Créquy, de Pichencourt, etc.). Quelques indications intéressantes sont données sur les symptômes à l’aide de relevés statistiques. Ainsi dix-sept fois la tuméfaction du cou aurait été observée, surtout du côté gauche. Les ganglions lymphatiques seraient alors toujours engorgés et parfois suppurés. Cette coïncidence s’explique parfaitement aujourd’hui par un envahissement successif des ganglions cervicaux, depuis les plus hauts jusqu’aux plus inférieurs, par les microbes septiques; elle était moins compréhensible à l’époque de Roustan et sa remarque n’.en a que plus de valeur. Il ajoute: « Même lorsque cette tuméfaction extérieure ne se présente pas, les, ganglions profonds peuvent être malades, ainsi qu il est arrivé chèz le petit Perroche, quoique le cou n’eût commencé à grossir que la veille de sa mort ». A cette adénite se rattacheraient les modifications de teinte du revêtement cutané et les troubles moteurs observés, xc La peau du cou recouvrant la tumeur glandulaire est quelquefois rosée, même lorsque l’abcès ne perce pas au dehors. Dans d'autres circonstances on la trouve parfaitement normale et sans aucun changement de coloration. Mais

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