‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 68 sur 170 · Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Thèse de Paris

ANGINE ÉRYSIPÉLATEUSE

si complet de Cornil; cependant, bien que son étude n’ait, par rapport à la monographie en question, qu’une valeur relativement secondaire, néanmoins, elle est utile à consulter parce qu’elle renferme quelques renseignements historiquescomplémentaires et desobservations intéressantes recueillies dans le service de Richard. Enfin, il a insisté, plus qu’on ne l’avait fait avant lui, sur la forme plyctènoïde de l’érysipèle interne et montré que les fausses membranes de l’angine érysipélateuse pourraient, si l’on n’était pas prévenu, amener des erreurs de diagnostic. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à consulter l’observation IV de sa Thèse, où les phénomènes pharyngés succédèrent à un érysipèle traumatique de la jambe. En outre d’une rougeur intense ét d’une sensation de brûlure, le malade ressentit dans le pharynx une grande difficulté à avaler. Le voile présentait des vésicules qui, rapidement, se transformèrent en phlyctènes ; trois jours après, elles crevèrent et le patient cracha dans son mouchoir des débris épithéliaux. Peu après survint une détente et la convalescence s’établit rapidement. Dans l’observation V, l’érysipèle du pharynx se montra au cours d’une rétention d’urine ; il se produisit des plaques de vésicules, non seulement sur le voile, mais encore sur la paroi postérieure du pharynx, auxquelles succédèrent des phlyctènes. L’état général alla rapidement en empirant et le malade succomba. Dans l’observation I, il s’agit d’un érysipèle primitif du pharynx, étendu consécutivement à la face et ayant présenté, à un moment donné , de son évolution, quelques ulcérations sur le pilier antérieur gauche. A leur voisinage, un examen attentif faisait découvrir huit petites phlyctènes se touchant presque par leur périphérie. Neuf

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