‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 87 sur 170 · On l’appelait aussi polypeuse · texte numérisé non relu

On l’appelait aussi polypeuse

2. Valentin, dans un traité du croup, avait insisté sur leurs recherches -et contribué ainsi à les faire connaître en France.

3. Il ne faut pas oublier, pour s’expliquer cettè soi-disante bénignité attribuée au croup par Bricheteau et ses contemporains, qu’ils confondaient généralement avec cette affection la laryngite stridüleuse ; d’autre part, l’angine maligne avait une réputation si détestable, que le -croup, guérissant parfois, paraissait bénin auprès d’elle.

BRICHETEAU

ouvrage nouveau (traité de la diphtérite de Bretonneau) que ces deux maladies, ainsi que l’angine couenneuse, que nous avons appelée simple, étaient souvent confondues dans une seule et même affection et que les lambeaux appelés gangreneux, expulsés par l’expectoration, avaient une complète ressemblance avec les fausses membranes croupales. Quelque extraordinaire que paraissecette assertion à certaines personnes, ennemies déclarées de la marche progressive de la science, nous dirons que les faits rapportés par M. Bretonneau sont de la dernièreévidence, et que, s’il peut exister des cas d’angine dite gangreneuse, sans liaison intime avee le croup, le plussouvent ces deux affections rien font probablement quune ou pour mieux dire, ce qu’on a appelé angine gangreneuse est une variété intense d’angine couenneuse, qui commence dans l’arrière-bouche et s’étend aux voiesaériennes avec un appareil de symptômes très graves Bricheteau admet, avec Pinel, Royer-Collard, Valentin Jurine, que le croup, c’est-à-dire la diphtérie commune,, peut régner épidémiquement « dans les saisons les plus favorables aux affections catarrhales1 ». Il ne serait donc pas purement sporadique comme on l’a soutenu. Parcontre, il continue a admettre que le mal n’est pas contagieux3. « Quant aux faits produits par Wichmann , Bœmer , Field, Rosen, Schlutze te., en faveur de la contagion, ils prouvent seulement que plusieurs individus d’une même famille ont été attaqués du croup, à des époques très rapprochées, sous l’influence d’une même cause, mais point du tout que les derniers affectés de la maladie

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