Voir Bourgeois et Lépine
2. Les partisans de Home s’appuyaient sur cette assertion pour séparerle croup de l’angine maligne.
B. Bourgeois avait soutenu la même idée, comme on l’a vu plus haut..
ANGINE DIPHTÉRIQUE
l’aient contracté dans leurs rapports avec les premiers. »
Il rappelle que Ramsey et Jurine « ont observé des cas de croup dans des familles nombreuses, des écoles, des pensionnats qui seraient restés complètement isolés, ce qui ne s’expliquerait pas si le mal était contagieux. « Cette contagion cadrait si mal avec les opinions mises en honneur par l’école de Broussais, que les purs cliniciens hésitaient eux-même à se prononcer en faveur de la transmission de la diphtérie. Comme on le verra, Guersant montrera les plus grandes répugnances à l’adopter, et il ne le fera qu’avec des restrictions très grandes . Enfin Bricheteau aborde un problème intéressant : celui de la diphtérie chez l'adulte, en s’appuyant sur le mémoire publié par Louis en 1824 (Croup des adultes in Archives gènèralesde mèdecine). Bricheteau rappelle que, dans les cas rapportés par cet auteur, « l’inflammation a commencé par infecter l’arrière-bouche, les fosses nasales, le voile du palais, le pharynx, avant de s’étendre au larynx, à la trachéeartère, où l’on est convenu de placer le siège du croup. » Deslandes est beaucoup plus affirmatif dans le sens de Bretonneau, et beaucoup plus élogieux dans son exposé, fort bien écrit, très clair, et remarquable dans sa partie historique. Il admet presque toutes les opinions du médecin de Tours, sauf cependant ses idées sur la spécificité, autre hérésie choquante qui lui semblait, dit-il, trop en dehors du contrôle de l’expérience. «L’anatomie pathologique, malgré ses hautes prétentions, ne nous fournit le plus souvent que des documents incomplets, ou même illusoires ; quelques traces à moitié effacées parla mort, voilà ce qu’elle nous montre. C’est beaucoup, sans doute, pour les questions de siège ; est-ce assez pour les questions de nature ? Elle nous a tout