DAVIOT, EMPIS
voyait survenir tous les symptômes habituels du croup. L’amélioration était souvent brusquement interrompue par l’apparition d’une bronchopneumonie simple ou double (Guersant) qui, trop souvent, se terminait d’une façon fatale.
Empis1 a fort bien décrit le mode d’apparition, de progression, l’aspect physique, la structure des fausses membranes, leurs transformations ultérieures, leur façon de se détacher. Dans un domaine déjà si exploré, si fouillé en tous sens, il a trouvé le moyen d’être original et de signaler une foule de petits détails secondaires, il est vrai, mais néanmoins intéressants. Il accepte franchement la contagion qui continuait à être niée par plusieurs, notamment par Daviot, ainsi qu’on vient de le voir tout à l’heure, et qui soulevait en tout cas bien des doutes. Rappelons qu’à cette époque, Bouchut lui-même se montrait hésitant. Empis s’est demandé jusqu’à quel moment le croup pouvait survenir au cours d’une angine pseudomembraneuse. La réponse, comme il l’avoue, est difficile, parce que le mal peut sembler guéri en apparence et récidiver cependant avec violence quelque temps après. « C’est ainsi que nous avons pu voir chez un enfant la diphtérite débuter par la pointe de la langue, parcourir ses périodes et disparaître le treizième jour après guérison complète en apparence. Or, le quatorzième jour, lorsque parla disparition de cette altération locale, on aurait pu croire l’enfant désormais hors de danger, la muqueuse du larynx devenait le siège d’une répétition de
habituelle de 1 arbre aérien dans certaines épidémies, très graves parfois cependant, est bien exacte et tout à fait remarquable. Le fait était connu dès le xvme siècle et avait beaucoup coutribué à faire séparer le croup de l’angine maligne.