‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 109 sur 137 · Voir volume II, P · texte numérisé non relu

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exanthème bien apparent, la diphtérie maligne; mais il fallait mieux étudier les formes cliniques des phlegmasies gutturales du mal et refaire presque à nouveau l’étude de leurs complications, principalement du côté de l’appareil auditif.

Une question du plus haut intérêt se posa tout d’abord aux nosologistes du xix® siècle. Il s’agissait de savoir si la scarlatine pouvait se cantonner exclusivement du côté de la gorge, sans s’accompagner de la moindre éruption cutanée. Ce problème était d’une importance primordiale pour la description symptomatique, comme pour le diagnostic. Il fut résolu d’une façon assez contradictoire h Les uns s’en tenant aux données de Morton, d’Huxham, de Fothergill, de Borsieri, admirent le fait comme hors de toute contestation ; les autres au contraire le nièrent. Dansle Dictionnaire en soixante volumes, }omn de Saiut- Just, qui regarde la scarlatine comme une phlegmasie cutanée, considère les cas de scarlatina sine scarlatinis cités parles anciens comme des erreurs de diagnostic. La même idée est exprimée dans le Dictionnaire abrégé des sciences médicales . Grisolle n’est pas convaincu non plus et pense que l’exanthème peut parfois être si léger qu’il échappe à l’observation des médecins. Roger est du même avis, ainsi que Bouillaud. Dans le camp opposé se trouvèrent des auteurs d’une valeur égale tels que Joseph Franck, Bateman, Alibert, Rayer, Piogey, Rilliet et Barthez, Valleix, Mouneret et Fleury, Guersant, Bouchut, Rosenstein. L’école de Tours aussi se prononça d’une façon catégorique en faveur de l’affirmative. Au cours d’une épidémie de scarlatine, dit Bretonneau, enverrait souvent se développer l’angine scarlatineuse sans

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