AUTRES MALADIES GÉNÉRALES INFECTIEUSES AIGUES
de la quinine. Le malade était un paludéen. Griesinger, d’autre part, admet que, dans les formes congestives de fièvres larvées, on peut voir survenir des phénomènes angineux plus ou moins accusés. Hirtz énumère rapidement aussi l’angine dans ces formes spéciales, en même temps que du coryza et de la bronchite.il y aurait tuméfaction des amygdales.
Les auteurs qui ont relaté les épidémies d'inftuenza au cours du XVI® et du xvii® siècle, ont assez souvent signalé, parmi les symptômes de cette affection, des phénomènes angineux L Ainsi, Rayger, qui a narré les ravages que fit le mal à Presbourg en 1675, dit que l’affection commençait à l’instar d’une pyrexie infectieuse de la plus grande gravité ; mais bientôt survenait soit du coryza, soit de la toux, soit une esquinancie. Lors de la célèbre épidémie de 1733, connue sous le nom de follette, l’illustre de Jussieu, qui fit de celle-ci le sujet de sa thèse de doctorat, raconte que la maladie débutait par de vives douleurs à la poitrine, auxquelles succédait bientôt un mal de gorge très intense, puis une toux violente opiniâtre, etc.'. En 1831, l’intluenza qui ravagea toute l’Europe fut l’objet d’un grand nombre d’études intéressantes. Parmi celles-ci, il faut citer en première ligne les excellentes leçons cliniques que le professeur Andral fit à la Pitié les 13 et 15 juin 1831. Un caractère assez constant du tableau morbide, à Paris du moins, était l’angine, qui, chez plusieurs malades, fut le symptôme prédominant. Dans son article Grippe du Dictionnaire
1. Voir le 2* volume de cet ouvrage et V Histoire médicale des épidémies d' Ozanam, t. 1, p. 92-218.
2. Suivant Jussieu, il y avait souvent des bourdonnements et de violentes douleurs dans le conduit auditif, suivies de la production d'un abcès.
LÉSIONS INFLAMMATOIRES VULGAIRES
de médecine en quarante volumes, Raige Delorme écrivait en 1836, à propos des prodromes : « Souvent la maladie débute brusquement par une légère douleur de tête, ou bien par des vertiges suivis de mal de gorqe et d’une sensation de froid sur tout le corps, principalement aux extrémités. » Mais plus loin, il reste muet sur les déterminations pharyngées de l’influenza. Grisolle se contente de dire : «Beaucoup de malades accusent un léger mal de gorge. » Tigri ( Annali Univevsali di médicinal 1867) a observé, au cours d’une épidémie d’influenza, des taches rosées sur le voile du palais de plusieurs des sujets qui en étaient atteints. D’autre part, Gintrac, dans son article Grippe du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, s’exprime ainsi : « Le pharynx présente des traces d’irritation. Il existe de la gêne de la déglutition, de la tuméfaction des amygdales, de la chaleur, de la sécheresse, de la douleur à la gorge. Fringle a vu l'angine former le principal attribut de la grippe. . . L’excitation se transmet du pharynx à l'organe de l’ouïe, de là des tintements d’oreille, la surdité, les abcès dans les oreille. » 7.\x\7.ci'[Ziemssen s Handbuch der speciel Pathologie) ne fait que signaler, en passant, la rougeur de la gorge chez certains sujets, accompagnée de dysphagie et de tuméfaction des amygdales. Parmi les complications, il mentionne les otites mais sans insistei.
f) Déterminations pharyngées de la goutte.
Lqs déterminations pharyngées de la goutte ont été envisagées par les auteurs, d’une façon bien différente.