‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 111 sur 137 · Voir volume V, p · texte numérisé non relu

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EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE

semblerait plus accentuée que dans la forme érythémateuse, mais resterait très modérée. Plus tardive que la précédente, elle n’apparaîtrait qu’au deuxième stade.

A une périodeplus ultérieure encore, surviendraient les variétés véritablement graves, ulcéreuses, gangreneuses, diphtériques. Utilisant à ce sujet les importantes remarques de quelques épidémiologistes anglais des époques précédentes, de Rilliet et Barthez et surtout de Jaccoud, qui établit une distinction très nette entre les pharyngites précoces et les pharyngites tardives de cette fièvre exanthématique, Lasègue a basé en partie son étude de l’angine scarlatineuse sur l’élément chronologique; mais, faute de pouvoir distinguer les troubles relevant du mal proprement dit (Je ceux dérivant des infections secondaires, il s’appuie, pour expliquer une partie au moins de ces manifestations tardives, sur les éruptions miliaires si fréquentes à la peau et dont il aurait constaté aussi la présence sur le revêtement muqueux de la gorge. On apercevrait, dit-il, du troisième au quatrième jour, sur le voile, les piliers et les amygdales, presque jamais sur le pharynx proprement dit, unesérie de petits points blancs, beaucoup plus confluents et de moindre dimension que ceux de l’herpès et qui ne détermineraient pas des souffrances appréciables. En séchant sur place, ils amèneraient la sécrétion d’une matière blanche plus ou moins caséeuse, épaisse, et qui se détache aisément. Parfois, il y aurait des ulcérations légères, qui, dans des cas exceptionnels, se transformeraient en ulcères à marche phagedénique, frangeant le bord libre du voile et découpant la luette. Quelques mots sont accordés aux variétés cliniques de l’angine scarlatineuse à forme septique et typhoïde, dans lesquelles on voit le mal de gorge prendre des proportions inquiétantes.

Dans le Ziemssens Handbuch, Thomas 1 a étudié avec beaucoup de soin les diverses variétés de pharyngites scarlatineuses, mais sans ajouter rien de bien essentiel au sujet et sans tenir un compte suffisant de l’ordre d’apparition des différentes formes. Il en distingue, au point de vue de l’intensité et de la gravité de la réaction locale, des légères, des moyennes et des graves. Les complicati<>ns suppuratives étendues, les ulcérations, les gangrènes se montreraient chez ces dernières et constitueraient souvent une forme très maligne d’emblée, caractérisée par une tuméfaction de la gorge et du cou, une puanteur horrible de Thaleine, du sphacèle étendu etc.

Revenons maintenant sur une détermination pharyngée qui, tout en n’étant pas de la scarlatine, vient compliquer gravement celle-ci. La diphtérie scarlatineuse secondaire a certainement été entrevue par les auteurs antérieurs à Bretonneau, notamment par Huxham ~, lors de l’épidémie de Plymouth, et l’existence de ces fausses membranes d’apparence putrilagineuse ne contribuèrent pas peu à faire confondre le garrotillo des Espagnols avec la pharyngite de la fièvre éruptive en question, erreur que réfuta l’école de Tours. Mais, dans son ardeur à restituer à l’angine pseudo-membraneuse idiopathique son autonomie propre, elle alla jusqu’à méconnaître un peu la forme deutéropathique de celle-ci, qu’on rencontre au cours de la scarlatine. Trousseau notamment affirma que celle-ci n’aimait pas le larynx; ainsi, contrairement à la rougeole, elle ne déterminerait pas des réactions phlegmasiques du côté des premières voies respiratoires. Une distinction tranchée au point de vue de l’aspect et de la

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