‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 114 sur 137 · Voir volume V, p. 126 et suivantes · texte numérisé non relu

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les déterminations pharyngées de la goutte très fréquentes pour les partisans des diathèses devenaient une véritable rareté ou même étaient passées sous silence par les sceptiques ou les adeptes des opinions diverses. D’ailleurs, comme l’avoue Lasègue, si la fréquence, Tallure de certains troubles pharyngées chez les goutteux sont bien propres à faire réfléchir le clinicien, ils ne sont pas assez accentués, assez pathognomoniques pour permettre de réfuter toutes les objections. Comme il fallait s’y attendre, on a signalé tout d’abord les accidents métastatiques du côté du pharynx, sur lesquels certains auteurs anglais se sont étendus avec complaisance. Plus fréquentes, disait-on, seraient les lésions chroniques. Il s’agit d’angines traînassantes, sans cause précise, nullement améliorées par les moyens ordinaires, mais cédant au traitement diathésique. Beaucoup de pharyngites rouges ou décolorées, avec ou sans granulations, relèveraient de la podagre. Parfois celle-ci mettrait son empreinte sur l’organe, c’est-à-dire que, comme pour l’oreille par exemple, elle déterminerait, sur les parois pharyngées, la production de petits tophus.

Gr- — Déterminations pharyngées du scorbut.

L’angine scorbutique a été admise et même brièvement décrite par plusieurs nosologistes du xviii® siècle ^ ; mais ceux du XIX® ne lui font même pas l’honneur d’une brève mention.

Y a-t-il eu erreur de la part des écrivains antérieurs, ou bien ceux-ci avaient-ils en vue des formes très malignes, devenues rares aux époques postérieures, et qui,

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