‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 117 sur 137 · Voir volume V, p · texte numérisé non relu

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ulcéreux, accompagnées de réaction générale plus ou moins intense. Ethmüller, Sydenham, Mercuriali, dans les temps modernes considérèrent les aphtes comme des sortes de pustules. Van Swieten pense au contraire qu’il ne s’agissait que de l’orifice élargi et ulcéré des glandes buccopharyngées. Bichat mit un peu d’ordre dans leur symptomatologie, en fit une maladie du chorion, mais ne put décider s’il s^agissait d’une lésion des glandes ou des papilles. Même omission chez Gardien. Billard n’hésite pas à admettre une origine folliculaire. Guersant reconnaît qu’il s’agit d^une afifection de nature très imprécise; il adopte en partie les vues émises à ce sujet par WiHan et Bateman qui, tout en élargissant le domaine des aphtes, distinguaient soigneusement les aphtes des nouveau-nés de ceux de l’adulte, division que l’auteur français trouve assez mal fondée. Tout en reconnaissant que la bouche est plus frappée que le pharynx, il pense que celui-ci est loin d’être épargné par l’éruption en question, dont les vésicules, quand elles crèvent, laissent, comme trace de leur passage, des petites ulcérations superficielles qui ne tardent pas à se cicatriser. Il admet, à côté d’une variété bénigne, évoluant en moins d’une semaine, une variété confluente beaucoup plus grave et plus tenace. Les mauvaises habitudes de terminologie étaient encore si enracinées qu’ Antoine Dugès, dans le Dictionnaire en quinze volumes, distingue des aphtes érythémateux, couenneux, ulcéreux, gangreneux. Dans le Dictionnaire de Fabre, on soutient que les aphtes peuvent atteindre l’œsophage, l’estomac, l’intestin ; mais on se rallie à la théorie bulleuse ; ils pourraient se rencontrer, en outre de la cavité buccale, sur les amygdales et le voile, s’annonçant

DÉTERMINATIONS PHARYNGÉES d’oRIGINE DENTAIRE 845

par des points saillants, rouges, et par une réaction plus ou moins douloureuse, qui entraîne un peu de dysphagie. L’éruption serait discrète ou confluente; elle consisterait enune seulepoussée, ou en poussées successives. Worms^, rejetant l’hypothèse vésiculaire, qui tendait de plus en plus à s’établir, admet que les lésions sont constituées par de petits amas graisseux soulevant çà et là l’épithélium. Bamberger adopte l’idée d’une vésicule; mais le siège de celle-ci n’aurait nullement besoin d’être glandulaire, le soulèvement séreux pouvant se faire partout. Quelques-uns pensèrent qu’il s’agissait d’un ulcère primitif et non postérieur à une collection liquide ; mais, vers la .fin de la période que nous étudions, l’attention a été surtout fixée sur l’étiologie, notamment sur les relations des aphtes avec certains états généraux^ De plus, on a tendu à restreindre de plus en plus les limites du mal dont on a fait une afiection buccale par excellence, c’est-à-dire rarement gutturale.

4) Déterminations pharyngées d'origine dentaire.

Comme il était facile à prévoir, les déterminations pharyngées, propagation d’un processus inflammatoire diffus, né autour d’une dent infectée et surtout cariée, ou résultant de Féruption diflficile d’une dent de sagesse, ont été signalées d’assez bonne heure^ et ne présentent du reste qu’un intérêt assez restreint. 11 en est tout autrement pour les phlegmasies tonsillaires produites à distance, sans propagation de proche en proche et avec des

1. On s’est demandé notamment si la fièvre aphteuse des grands ruminants ne pouvait pas se transmettre par l’intermédiaire du lait ou par contact à l’espèce humaine (Rôll, Bollingcr), opinion qui a récemment encore trouvé des adeptes. — 2. Voir volume V, p. 240.

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lésions dentaires d’apparence plus ou mains larvées. Toyrac, Robert, Tott ont fourni quelques renseignements sur ce sujet, sur lequel Magittot garde le silence dans son article « dent » du Dictionnaire Deehamhre. Icard, de Lyon, en a fourni une observation intéressante. Follin et Duplay se contentent de rappeler brièvement, a propos de l’amygdalite phlegmoneuse, que cette afiection résulte parfois de l’éruption de la dent de sagesse. En somme, on savait; 1° que certaines amygdalites peuvent résulter d’une lésion dentaire à distance ; 2° que les lésions, fort diverses, peuvent être légères ou au contraire suppurées; 3" que le mal ne guérit bien que par la disparition de la cause qui le produit ; tant que celle-ci subsiste, il se produirait des poussées successives de phlegmasies tonsillaires.

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