‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 122 sur 137 · Voir volume V, p · texte numérisé non relu

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TRAUMATISMES DU PHARYNX

)lus graves, des gros vaisseaux du cou par exemple et le constituent qu^une partie assez minime du tableau Morbide déterminé par les plaies de volumineux troncs ireineux et artériels, des muscles, etc. D’ailleurs/ il y a souvent ouverture à la fois des voies aériennes et digestives. Les phénomènes prouvant que la gorge est intéressée sont la dysphagie, la sortie au dehors de la salive, des aliments, etc. Lorsque le paquet vasculo-nerveux du cou n’a pas été atteint, comme cela arrive parfois dans les tentatives de suicide avec le rasoir ^ (Dieffenbach), le malade guérit parfois malgré la grandeur des désordres. Les instruments piquants peuvent se borner à perforer la cavité pharyngée et à déterminer consécutivement des fistules. C’est le cas également pour les blessures par armes à feu (voir le fait de Langenbeck).

2. — Lorsque le traumatismeagit de dedans en dehors en passant par la bouche, le voile est presque toujours intéressé, déchiré, divisé. Ses plans anatomiques paraissent souvent décollés (voir le cas de Marjolin). La paroi postérieure du pharynx qui s’oppose comme un écran à l’agent vulnérantest plus ou moins lésée ; la colonne vertébrale, elle-même, peut être intéressée. Quand il s’agit d’un suicide par arme à feu dont le canon a été introduit directement par la bouche, les ravages ainsi produits sont le plus souvent de telle nature que, s’il n’y a pas mort immédiate, une terminaison fatale ne tarde cependant pas à se produire. Toutefois, si la charge de poudre n’est pas considérable, on a vu les désordres se réduire en somme à peu de chose- et guérir assez rapidement.

1. Quand la tête est fortement relevée, et, par conséquent, les vaisseaux du cou ramenés en arrière. — 2. Quand le coup rate ou est mal dirigé (Voir volume V, p. 640).

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