‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 29 sur 137 · Idée déjà émise par Herbert Mayo (voir plus haut · texte numérisé non relu

Idée déjà émise par Herbert Mayo (voir plus haut

dedans des lèvres et des joues, sur le voile et les piliers du voile du palais, vers les côtés mêmes de la base de la langue (amygdales).

« 2“ En véritables papules ou petits tubercules ressemblant un peu aux papilles morbidement développées à la base de la langue, mais qui ne sont pas ordinairement douloureuses comme elles et siégeant sur le bord et la pointe de la langue. Elles sont quelquefois rugueuses et allongées, elles se terminent assez promptement par résolution. Ce n’est guère que par le contact réitéré d’excitants ou par le frottement d'une portion de dent anguleuse et tranchante qu’elles se transforment en ulcération.

« 3® Il y a une forme qui correspond à la syphilide squameuse, non parla présence de squames dont la formation et le séjour à la surlace delà muqueuse buccale ne sontguère possibles, mais parla forme circulaire des plaques avec élévation, le gonflement, la rougeur de la muqueuse, qui dans une partie, surtout la partie centrale de ces plaques, montre l’épiderme soulevé, blanchâtre, ridé et, à sa chute, une ulcération très superficielle, grisâtre. H est très probable que si l’épiderme soulevé, continuellement macéré par les fluides qui humectent la bouche, n’était pas bientôt entraîné, il formerait une véritable squame mince et assez étendue. Cette affection peut se présenter sur des points nombreux , le palais, le voile du palais, les amygdales, la face interne des lèvres, des joues, les commissures des lèvres, la langue même. Cette forme est plus tenace que les précédentes.

« 4® Une forme pustuleuse, correspondant a la syphilide pustuleuse, mais qui, par le peu de durée du soulèvement de l’épiderme, par la promptitude avec laquelle l’épiderme

SYPHILIS

détruit fait place à Tulcération, se confond avec la forme suivante

« 5® Une forme ulcéreuse gommeuse, correspondant à la syphilide ulcéreuse. C’est la plus commune, celle qui donne lieu à plus de considérations importantes par sa marche, sa durée, sa gravité, les^ progrès rapides et les ravages qu’elle fait quelquefois dans la bouche, celle enfin parlaquelle se terminent toutes les autres, lorsqu’elles sont exaspérées par une cause irritante On doit reconnaître quelques variétés, mais qui ne sont pas toujours faciles à distinguer des ulcères dus à d’autres causes. La première débute par des ulcérations superficielles à surface blanc grisâtre, dont la circonférence, sans former des bords nets, faciles à distinguer comme dans les autres ulcères, va se fondant insensiblement, comme par une sorte de biseau, avec la partie ulcérée plus déprimée, laquelle offre même à l’œil quelquefois une apparence telle qu’on dirait qu’il n’y a pas d’ulcération. Le pourtour de ces ulcérations est ordinairement, jusqu’ à une distance plus ou moins grande, d’un rouge foncé contrastant avec le. blanc mat de la surface ulcérée. C’est surtout lorsqu’elles occupent le voile du palais, les piliers du voile, les amygdales gonflées dans ce cas, que' cette rougeur se fait remarquer. Elle manque souvent aux ulcères des lèvres à l’intérieur et à la surface interne des joues. Quelquefois tout le fond de la bouche est tapissé de ces ulcérations qui s'accompagnent d’un sentiment de gêne, de cuisson plutôt que de douleur, et ne gênent la déglutition que lorsqu’elles descendent assez bas vers la base des piliers du voile du palais. On dirait, à l’aspect et à la forme irrégulière de cette affection, que les parties ont subi

Page 1