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symptômes de catarrhe très prononcés. Les yeux étaient larmoyants, la voix enrouée, V angine assez violente, avec engorgement des ganglions sous-maxillaires. »
Même à une époque assez rapprochée dé nous, le silence , relatif sur les complications pharyngées de la rougeole continue. Voici ce que dit Desnos. « Moins importante, plus accidentelle encore est l’angine pharyngée de la rougeole dont les principaux phénomènes congestifs se passent dans le larynx, de même que dans la scarlatine ils* avaient, de préférence, l’arrière-gorge pour théâtre. Le plus ordinairement l’éruption morbilleuse se répète dansla bouche et le pharynx sans amener ni gonflement, ni douleur. C'est par exception quelle donne lieu à une phlegmasie bien accusée avec douleur à la déglutition, fétidité de r haleine. Jamais ou presque jamais la tuméfaction des amygdales ne s' accompagne de fausses membranes. Rarement la congestion rubéolique de la gorge détermine un léger œdème de la luette (Rilliet et Barthez ). Ce n’est point, du reste, de cette angine que dépendent les accidents redoutables de la rougeole. C’est du côté du larynx, des bronches, que vient le danger. »
Peter n’est pas plus explicite. Il se contente de dire, après avoir cité avec doute l’opinion de Heine et de^ d’Espine, à propos de la précocité de l’énanthème pharyngo-buccal sur lequel nous reviendrons plus loin : « Quoi qu’il en soit, le pharynx se recouvre d’une rougeur assez vive qui s’étend sur le voile du palais, les piliers et les amygdales. » Pour le reste, il s’en tient aux données de Rilliet et Barthez. Cependant, utilisant ses travaux antérieurs sur la diphtérie secondaire, il rappelle que celle-ci est surtout une complication de la convalescence, beaucoup plus que de la période d’état.
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Lasègue 1 convient, ainsi que la plupart de ses contemporains, que les déterminations pharyngées de l’affection sont, en somme, d’un intérêt plutôt théorique que clinique.
« L’angine figure à peine comme un élément très secondaire dans la description de la rougeole. C’est, en efl'et, moins par lui-même que par les éclaircissements qu’il fournit sur d’autres afifections angineuses, que le mal de gorge de la rougeole mérite de fixer l’attention ». Néanmoins il ne faudrait pas exagérer en ce sens. « Cependant, dit-il, après avoir écrit la phrase précédente 2, si au lieu de se borner à en mentionner l’existence, on étudie l’angine morbilleuse avec plus de soin, on acquiert la conviction qu’elle n’est pas dépourvue d’importance et que tout au moins elle doit entrer pour une part dans la maladie dont elle est une des expressions. » Après avoir ” insisté sur la précocité de l’énanthème auquel nous consacrerons plus loin un paragraphe spécial, il montre que, si la rougeole comme la scarlatine débute par la gorge, néanmoins d’assez profondes différences se voient entre les déterminations pharyngées des deux affections,
« La scarlatine a pour siège de prédilection la région de l’isthme. C’est là que l’éruption se concentre au début. C’est de là qu’elle s’irradie dans son second stade, pour atteindre les ganglions et le tissu cellulaire ; c’est encore au niveau des piliers et des amygdales que s’accomplissent les plus dangereuses transformations de la maladie. L’éruption scarlatineuse n’a aucune tendance à
1. C'estLasèg-ue qui a certainement le mieux décrit l'angine morbilleuse, doatil fait ressortir les symptômes et l’évolution avec une exactitude tout à fait remarquable.
2. On connaissait encore assez mal les complications gangreneuses et surtout les otites, bien que Triquet et Trousseau les aient signalées, ainsi qu’on le verra plus loin.
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se propager aux fosses nasales, le larynx reste toujours indemne, sauf dans les cas très exceptionnels où le croup laryngés’estdéveloppé tardivement. La scarlatine, malgré l’intensité des lésions gutturales, ne figure pas plus au nombre des causes de la surdi-mutité ^ que parmi les antécédents de la phtisie. Sa sphère est exactement limitée dès la première période, et quelque tumultueux que soient les accidents du second stade, ils ne s’étendent pas au delà du domaine assigné à l’énanthème primitif. La rougeole envahit d’emblée l’arrière-gorge, le nez, les paupières, le larynx et les bronches. L’éruption initiale s’étend à la fois à toutes ces régions avant d’avoir atteintla peau. Les lésions consécutives n’ont pas d’autres limites ; elles surviennent partout où l’éruption avait pour ainsi dire préparé le terrain. » Les.différences topographiques ne feraient du reste que s’ajouter à des dissemblances encore plus importantes. «Non seulement les altérations secondaires de la rougeole diffèrent de celles de la scarlatine par leur distribution géographique, mais elles ne s’en éloignent pas moins par leur nature, leur mode d' évof.ution et leurs conséquences ultimes. Le système lymphatique si profoiïdément atteint par la scarlatine n’est presque jamais lésé dans la rougeole. Les ulcérations morbilleuses les plus graves n’exercent que peu ou point d’influence sur le système lymphatique. Leur marche se rapprocherait plutôt de celle des ulcères phagédéniques. Les amygdales, au contraire, participent essentiellement à l’aflection -, elles augmentent de oolume, et restent souvent tuméfiées et irritables. Autant la scarlatine avait de véhémence, de tumulte et de désordre à
1 . L’otite scarlatineuse, moins fréquente que la rubéolique, est cependant très destructive, comme le démontrent les travaux ultérieurs.
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ses premières comme à ses secondes manifestations, autant la rougeole est insidieuse et tenace. Le scarlatineux qui a franchi heureusement une angine de peu de semaines est de ce côté préservé de toute crainte pour l’avenir L Le morbilleux réputé guéri peut garder des lésionsqui perpétuent et qui s' aggravent pendantdesniois et des années. Les reliquats de la rougeole sont tellement nombreux et variés, ils sont soumis pendant leur longue évolution à tant de complications ou d’incidents que j'ai dû renoncer à en poursuivre l’exposé, même en le restreignant aux désordres des membranes muqueuses de la gorge et des cavités voisines. Le médecin qui voudrait écrire une histoire complète de la rougeole, en ne bornant pas, comme d’habitude, son enquête à la phase éruptive, en ne la circonscrivant pas , comme j’ai dû le faire, dans une région limitée, et en prolongeant indéfiniment l’observation des malades, aurait à dérouler un des tableaux les plus saisissants de la pathologie-. »
Voici la description qu'il donne de l’énanthème avant l’apparition de l’éruption cutanée: « L’enfant ou l’adulte, car, dans cette maladie, l’influence des âges est peu marquée, se plaint, outre le malaise général, d’em[)âtement à la bouche, d’un peu de chaleur, et de sécheresse de l’arrière-gorge, et encore n’en parle-t-il le plus souvent que si on l’interroge. En examinant la gorge avec soin, et
1. Ici encore, Lasègae, qai a raison dans la majorité des cas, exagère un peu, la scarlatine pouvantêtre elle aussi une cause d’hypertrophie amygdalienne, quoique bien moins souvent que la rougeole.
2. Beaucoup de ces enfants restent longtemps arrêtés dans leur déve-, loppement, chétifs, comme cela s’observe dans nombre d’autres maladies in-fectieuses. Il y a une tendance spéciale aux catarrhes (reliquats.’), sans compter que les végétations adénoïdes subissent une poussée ou même sont créées de toute pièce ; celles-ci font sentir ensuite leur influence néfaste bien connue. Trousseau avait déjà insisté sur la persistance du catarrhe delà conjonctive.
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chacun sait combien il est rare qu’on procède en pareil cas à cette inspection, on constate une rougeur inégalement répartie, avec sécheresse de la paroi visible du pharynx. Les piliers antérieurs et le voile du palais sont souvent d’un rouge ardent. Sous ce rapport, la rougeole diffère de la scarlatine, qui épargne habituellement le pharynx, elle se rapproche au contraire des angines catarrhales aiguës ou chroniques destinées à se propager au nez et au larynx et qui occupent aussi la paroi pharyngée postérieure. La langue est déjà blanche au centre, étalée, pâteuse, lente à se mouvoir ; le nez est sec. Le lendemain, la sensation désagréable de la langue a cessé ou plutôt elle semble avoir disparu parce que les fosses nasales sont plus vivement atteintes L Partie du pharynx, l’éruption morbilleuse se propage aux narines, d’une part, et au larynx, de l’autre, mais.le pharynx reste plusou moins rouge etcependant d’une coloration plus pâle que dans la scarlatine, dans les angines rhumatismales et érysipélateuses. Néanmoins dans certaines épidémies, où l’éruption cutanée est précoce, ardente, d’une confluence exceptionnelle, la rougeur est d’une teinte si cramoisie, que c’est un motif de plus d’incertitude pour le médecin qui hésite à diagnostiquer une rougeole ou une scarlatine. » Lasègue a parfaitement vu que cet érythème, encore sans caractère bien précis, se can1;onne à la face postérieure du pharynx. Geci s’explique assez aisément aujourd’hui, puisque nous savons que, suivant un certain nombre
1. Il semble qu’il y ait, dans la perception sensitive du cerveau, des limites et que, si plusieurs points de l’organisme sont irrités, ces diverses sensations se font du tort au point de vue de l’intensité de leur perception. Il faut ajouter aussi qu’une nouvelle phlegmasie a sur l’ancienne un rôle dérivatif parfois très évident, sur lequel estbasée la pratique des abcès artificiels de fixation du professeur Focbier, de Lyon.
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d’aùteurs allemands, la rougeole, comme la scarlatine, s’inoculerait d’abord au niveau de l’amygdale pharyngée et de la voûtedu cavum, se propageant de haut en bas par les parois latérales peu visibles et par la paroi postérieure plus accessible à l’inspection. »' Même dans ces cas (de rougeur intense), dit-il, le plancher postérieur du pharynx est de beaucoup plus aCfecté que -l’isthme du gosier et c’est un caractère distinctif que l’on ne doit pas négliger. » Plus tard, l’éruption pharyngée qui coïncide alors avec l’exanthème cutané se précise. Voici ce que Lasègue a observé au deuxième stade : » Si au lieu de se contenter de signes fournis par le coryza, par la toux, par le larmoiement, on poursuit jour par jour l’examen de la gorge, on reconnaîtra que cette phlegmasie réputée catarrhale est de nature éruptive L Les piliers ont participé à l’érythème, ainsi que les amygdales ; le voile du palais est devenu le siège d’une éruption évidente qui s’étend jusque sur la voûte palatine». La salive visqueuse qui recouvre quelquefois ces parties étant détergée par une lotion avec de l’eau pure, bn verrait distinctement les papules d’un rouge mat. « L’arrière-gorge est sèche, luisante ou veloutée, et ce n’est en général au plus tôt que le surlendemain de l’apparition de l’exanthème que la membrane muqueuse tend à reprendre sa couleur normale. Si on consent à continuer un examen attentif et répété de la gorge pendant les trois premiers jours de l’éruption, c’est-à-dire à une époque où le . diagnostic ne prête plus au doute, ôn se
1. Lasègue croyait que beaucoup de maladies générales ont leurs manifestations les plus précoces du côté de la gorge (rhumatisme, goutte, accidents secondaires de la syphilis, fièvres exanthématiques, etc.) ; il distingue soigneusement ces symptômes gutturaux, qu’il attribue à une éruption, du catarrhe inflammatoire vulgaire.
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convaincra de l’apparence toute spéciale que présente là muqueuse. À cette époque l’éruption moindre à la gorge est plus confluente sur la voûte palatine. Le plus souvent la forme de V exanthème cutané est en conformité avec elle-, on observe des taches inégales, de forme variée, lorsque la rougeole est papuleuse. On trouve au contraire des saillies sensibles au doigt et très distinctement visibles à l’œil quand larougeole ace qu’on est convenu d’appeler le caractère boutonneux. Je me rappelle, chez une fille de huit ans qui n’eut que quelques boutons de rougeole à la face avec des symptômes angineux très prononcés, avoir vu des plaques disséminées occupant la voûte du palais et tellement saillantes qu’elles donnaient au toucher la sensation de véritables pustules».
Insistons, maintenant, sur un des points les plus importants de l’histoire de la rougeole, la précocité de V énanthème. Elle semble avoir été entrevue d’abord par Heine et d’Espine. Suivant ces auteurs, l’éruption pharyngée serait antérieure à celle de la peau, de vingt-quatre à quarante-huit heures, dans la grande majorité des cas. fi’énanthème se montrerait d’abord à la voûte palatine. Rilliet et Barthez se livrèrent à des recherches sur ce sujet, et, chose assez surprenante pour des observateurs aussi distingués, conclurentpar la négative. Helft, dans son mémoire sur la desquamation de l’épithélium, admet au contraire que l’énanthème est pour le moins contemporain de l’exanthème, mais que souvent il le précède. Valleix, citant l’auteur allemand et ses contradicteurs, demande de plus amples informations sur un sujet si intéressant. Moynier pense que l’assertion de Heine et de d’Espine est controuvée. Lasègue, comme on l’a vu précédemment, croit bien à une rougeur diffuse primitive de
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la paroi postérieure du pharynx, mais il ne décrit d’éruption spéciale qu’au deuxième stade. Lévêque, dans sa thèse sur les complications de la rougeole, affirme qu’on doit conclure à Tantériorité de l’énanthème. Girard, de Marseille, donne au phénomène une plus grande valeur, en soutenant que, sept à huit jours avant l’éruption cutanée, il avait constaté, dans un très grand nombre de cas, sur la muqueuse du voile du palais, laquelle conserve sa coloration normale dans les espaces libres, un pointillé rouge qui persiste jusqu’au moment de l’éruption, se confond alors avec l’angine rubéolique et disparaît avec elle trois ou quatre jours après l’apparition de l’exanthème. Rappelant des faits observés au cours d’une petite épidémie de rougeole dont il a été témoin, il dit en effet : cc Dans un cas j’ai observé un pointillé rouge ayant son siège sur le voile du palais, occupant tout ce voile dont la membrane muqueuse a l’aspect normal. Cette éruption devient de plus en pllus évidente à mesure qu’on approche du jour de l’éruption. Ce pointillé , j' en ai, constaté V existence dans tous les cas où appelé dans un moment opportun, fai pu le rechercher . Te V ai vu dans trois cas, avant qu'aucun symptôme pût faire supposer la rougeole. » A la séance de l’Académie de médecine où eut lieu cette communication, divers orateurs prirent la parole à ce sujet. « Le pointillé rouge du palais, dit Champouillon, au début de la rougeole n’est pas de constatation récente, et j’ai souvenir qu’à l’époque où je passais un examen de doctorat, en 1835, Casimir Broussais me reprocha d’avoir omis d’indiquer ce pointillé parmi les caractères initiaux de la rougeole, mais il n’en spécifia pas la date d’apparition, a A Duniontpallier qui lui demandait de préciser. Girard répondit : a Du cinquième
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au sixième jour après le contact rubéolique, sept à huit jours avant l’éruption cutanée par conséquent, on constate à la surface de la muqueuse du voile du palais, laquelle conserve la teinte normale dans les parties laissées libres, un pointillé rouge qui persiste jusqu’au moment de l’éruption, etc. «Comme on le voit, l’auteur a confirmé de nouveau avec la plus grande netteté ses affirmations précédentes. Disons que les observations ultérieures sont loin de toujours concorder avec les siennes ; mais le fait de l’antériorité de l’énanthème sur l’exanthème, rappelé à nouveau par Brouardel, puis par divers auteurs allemands, est absolument hors de doute, au moins dans la grande majorité des cas.
Les complications auriculaires des fièvres en général et de la rougeole en particulier ont été signalées de bonne heure par plusieurs otologistes français. En 1849, Triquet, étudiant les lésions de l’oreille au' cours des exanthèmes fébriles et de la fièvre typhoïde, mentionne quelques faits relevant de la rougeole; mais c’est Trousseau^ qui le premier attira sérieusement sur ces otites l’attention du public médical, dans une leçon faite en 1850. Voici ce qu’il rapporte dans ses cliniques de l’Hôtel-Dieu.
cc Je vous ai dit que la rougeole pouvait déterminer une otite-, celle-ci n’est ordinairement que catarrhale 2. Mais il peut arriver que l’inflammation se propage du conduit auditif externe à l’oreille moyenne^ et de celle-
1. Il ne faut pas publier que Triquet était un élève de Trousseau.
2; Les nosologistes avaient depuis longtemps signalé le catarrhe de la trompe et même de la caisse au cours des angines aiguës (voir ce paragraphe).
3. Rappelons que, suivant Biramer, alors tout puissant, les otites moyennes étaient surtout le fait d’une myringite propagée ; d’ailleurs il déclarait rares ces inflammations de la caisse.
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ci aux cellules mastoïdiennes et au rocher^. Alors la gravité de la situation est tout autre; car la carie du rocher peut entraîner la formation à' abcès du cerveau, et celle des cellules mastoïdiennes produire Vïnfection. Gosselin a trouvé que, de toutes les causes de l’infection purulente, la suppuration du tissu osseux, ou, mieux, la phlébite osseuse, était la plus active ; et cette condition est réalisée dans l’inflammation des cellules mastoïdiennes et même du rocher. Je dois à mon élève, le docteur Peter, la communication d’un bel exemple de cet accident. Le 3 avril 1865, il fut appelé en consultation à Boigneville pour voir un enfant d’une douzaine d’années qui se mourait des suites d’une rougeole contractée dans un collège de Paris. Il était en convalescence quand ses parents le rappelèrent à eux. Il n’avait conservé de sa rougeole qu’une inflammation de l’oreille gauche, d’où s’écoulait en abondance un pus verdâtre et d’odeur extrêmement fétide. Six jours avant la consultation de Peter, il avait été pris d’un frisson très violent, suivi bientôt après d’une douleur dans l’articulation scapulo-humérale droite, douleur aussi intense que subite. A partir de ce moment i’eufant garda le lit, perdit l’appétit, eut chaque jouf des paroxysmes fébriles avec frissons répétés. Quatre jours après l’apparition de la douleur de l’épaule, une soufifrance de même nature se manifesta dans l’articulation coxo-fémorale droite. Enfin, quand Peter vit le malade, il présentait une tuméfaction énorme de la région de l’épaule et de la hanche, avec empâtement œdémateux de la poitrine, du ventre et de la cuisse, au voisinage des articulations envahies. Tout mouvement spontané de celles-ci était impossible, tout mouvement com-