‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 43 sur 137 · ADDENDUM AUX PROCESSUS INFLAMMATOIRES SECONDAIRES DU PHARYNX · texte numérisé non relu

ADDENDUM AUX PROCESSUS INFLAMMATOIRES SECONDAIRES DU PHARYNX

Retentissement des maladies de la peau sur le pharynx

Les remarquables recherches de Bordeu, puis de Bichat, sur les membranes qui tapissent les cavités internesducorpsoula superficiede ce dernier, semblaient avoir démontré une analogie remarquable de structure et de fonction entre le revêtement interne et le revêtement externe. Ni l’embryologie encore dans l’enfance * ni l’histologie toujours assez rudimentaire, ni une phy-

1. Plus tard Robin, en soutenant que l’invagination buccale du feuillet externe donnait naissance non seulement à la muqueuse buccale, mais à celle des voies digestives supérieures jusqu’au diaphragme, sembla renforcer encore la similitude qu’on admettait exister entre la muqueuse de la cavité bucco-pharyngée et la peau.

ADDENDUM AUX PROCESSUS SECONDAIRES

siologie peu exacte et nullement raffinée n’étaient venues souligner les différences.

Aussi sembla-t-il à beaucoup de bons esprits de l’époque qu’entre les dermatoses et bon nombre d’inflammations des muqueuses il devait exister une parenté évidente 1. Et de fait, bon nombre de médecins de la période que nous signalons mentionnèrent fréquemment la répercussion de la disparition d’une dartre sur une muqueuse quelconque, ainsi que l’avaient fait leurs devanciers des siècles précédents. Quelques cliniciens de mérite crurent même voir une sorte de balancement entre les inflammations delapeau et celles des muqueuses. Les partisans un peu plus réservés des diathèses se contentèrent de dire que ces états généraux produisaient, du côté delà gorge par exemple, des phlegmasies qui, par certains de leurs caractères, notamment parleur évolution, se" distinguaient des inflammations vulgaires de l’arrière-bouche. Il est à remarquer cependant que la plupart, à l’exemple de Lasègue, ne se prononçaient, sur l’origine goutteuse par exemple du mal, que par un lin examen minutieux des. commémoratifs, en se fondant sur le résultatdutraitement, et qu’ils avouaient que, pris en eux-mêmes, les symptômes morbides observés n’avaient rien de bien caraetéristiquè Mais quelquesuns allèrent plus loin. Ils soutinrent que les lésions

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