C’est inexact. Voir plus haut
TUMEURS DU PHARYNX
déjà eu l’occasion d’extirper un papillome de la luette, il y aune dizaine d’années. »
Le cas du D'’ Meplain- semble prouver que cetté petite tu neur peut avoir une certaine malignité. 11 a observé un polype muqueux du voile du palais dont l’ablation était suivie de récidives rapides après l’excision et l’ablation ; néanmoins la guérison finit par être obtenue. « T. , trente ans, lymphatico-sanguin, robuste et de très bonne santé habituelle, vint me consulter pour une petite tumeur de la voûte palatine. Je constatai, en effet, une petite tumeur d’un rose vif, molle, non pulsatile, de forme à peu près régulièrement hémisphérique, de dix à douze millimètres de diamètre, implantée sur un pédicule large èt très court au point d’union du voile du palais avec le palais lui-même, datant de trois semaines, au dire du malade, et s’étant accrue rapidement.
cc L’abondance des hémorrhagies et l’évidente richesse vasculaire de la tumeur me décidèrent à préférer à un mode quelconque d’ablation l’emploi d’applications caustiques.
« Celle-ci n’en fut nullement modifiée dans sa forme et son volume, et jugeant l’épreuve suffisante, je me décide à faire l’excision au moyen de ciseaux courbes sur le plat, opération qui fut extrêmement simple, sans grande hémorrhagie.
«La tumeur, vidée du sang qu’elle contenait, se trouva réduite à un très petit volume, ayant l’aspect d’un mince fragment de muqneuse œdématiée.
« Je croyais mon malade guéri, et moins de trois semaines après, il revenait me trouver et me prier de le délivrer de nouveau de la tumeur.
« Cette fois je donnai la préférence à l’arrachement
MYXOMES DU VOILE
queje pratiquai sans difficulté au moyen d’une pince à pansements.
c( Huit jours après, la tumeur s’était déjà reproduite et avait recouvré son ancien volume.
« Je donnai alors la préférence aux liquides astringents pour obtenir l’atrophie du polype. Ne voyant pas de résultat, je pratiquai une nouvelle excision ; huitjours après, nouvelle récidive.
(c About de ressources, le hasard me conduisit à faire des injections d’acide acétique dans la tumeur, et, dès le lendemain, je constatai un abaissement considérable qui continua chaque jour et, quinze jours après, le polype avait complètement disparu, disparition qui dure encore ».
c) Myxomes
Bryandt (Schmidts Jahrbuch, 1^3) a intitulé myxome le cas ^ qu’il a observé ; mais il est plus vraisemblable qu’il s’agissait d’un sarcome. Cependant l’existence du myxome est incontestable. Thaon en a observé un cas dans le service de Verneuil en 1872 sur la moitié droite du voile du palais. Son volume et sa situation lui permettaient de faire saillie dans le cavum où il obstruait lès choanes*. Il avait la grosseur
1. H., 34 ans, s’aperçoit par hasard de l’existence d’une tumeur du voile dont l’apparence était jaunâtre, transparente. La tumeur fut extirpée et la base cautérisée avec l’acide nitrique. Néanmoins récidive et engorg-ements des ganglions lymphatiques. Mort un an après dans le marasme. L’autopsie ne fut pas permise. L’examen histologiste des parties enlevées démontra qu’il s’agissait d’un néoplasme à éléments fibrocellulaires du type myxomateux.
2. F., 58 ans, entré le 30 juin 1872 dans le service de Verneuil, maigre, mais bien constitué. Six ans auparavant, à propos d’une névralgie,regarda
TUMEURS DU PHARYNX
d’une noix. Sa consistance était ferme et uniforme. Pas d’adhérence avec les parties voisines, pas d’engorgement ganglionnaire. On pratiqua une incision courbe sur la partie la plus saillante du voile, puis on décolla les plans sousjacents à l’aide de la spatule, et l’énucléation se fit facilement en ne provoquant qu’une perte de sang insignifiante. L’examen histologique démontra qu’il s’agissait d’un myxome lipomateuxL
d) Fibromes
Les cas cités par Parmentier [Gazette médicale de Paris, 1856), et empruntés à Botat [Journal de médecine de Roux, XXVI, p. 239), à k.n?,e\\n[Jou7'nal de médecine de Vandermande, XIII) et à Tarnier [Traité des maladies de la bouche) appartiennent vraisemblablement à des tumeurs d’une autre nature. Le cas d’Elie Politis semble avoir été un ostéochondrome, d’ailleurs purement palatin; l’attribution au maxillaire et non au voile est bien nette aussi dans celui de Panas, où il existait des fibromes multiples, dont l’un avait envahi le sinus maxillaire [Bulle-
dans sa bouche et aperçut une tumeur de la grosseur d’une noisette, située sur le palais, à un centimètre de la ligne médiane, qui depuis ne fit que s’accroître, mais très lentement et sans douleur. A l’entrée, on constata une tumeur du volume d’une forte noix, allongée, d’avant en arrière, sur le côté droit du voile ; pilier antérieur un peu abaissé. Muqueuse de teinte normale, lisse, glissant facilement sur les plans sous-jacents. Luette un peu déviée à gauche, voile sensible et ayant conservé ses mouvements. La tumeur faisait saillie dans le pharynx. L’opération fut faite le 3 juillet.
1. Rappelons qu’en 1876, Gosselin en observa un nouveau cas chez un homme de soixante-huit ans. La tumeur était fluctuante et refoulait en avant le püier antérieur gauche. Elle obstruait notablement l’isthme du gosier.