Arch. f. der Heilkunde, IS* année
TUMEURS DU PHARYNX
pharynx étaient en partie comblés par une tumeur du volume' d’une pomme, reposant par sa base sur la racine de la langue, et prenant son attache sur le voile. La luette fortement œdématiée lui était comme suspendue en arrière. Le néoplasme s’était développé dans l’épaisseur du voile et ne tenait aux couches environnantes que par des adhérences lâches. Substance lisse, analogue à celle du cerveau. L’examen microscopique démontra qu’il s’agissait d’une tumeur embryonnaire fibroplastique.
épithéliome du voile a été observé une fois (observation recueillie par Hutinel et Longuet), chez un homme de cinquante-six ans, dans le service de Richet suppléé momentanément. Depuis longtemps gêne, puis apparition, il y a six mois, d’une tumeur qui a pris un développement rapide, pas de soufifrances vives, respiration facile. Le malade avait beaucoup maigri peu avant d’entrer à l’hôpitaL A l’examen on constata sur la face antéro-inférieure du voile une tumeur grosse comme une petite pomme, aplatie, d’aspect grisâtre, mamelonnée, indolente, dure, semblant sé continuer à gauche et vers la base de la langue du côté correspondant. Luette dure h droite; quelques ganglions aussi indurés. On diagnostique un cancer inopérable. Le malade, pris d’étouffements, meurt dans la nuit. A l’autopsie, on constate un envahissement des parois pharyngées. Le long de la trachée, petites nodosités d’infiltration blanchâtres et du volume d’une lentille. L’examen histologique démontra qu’il s’agissait d’un épithélioma. Ajoutons que les fosses nasales étaient restées parfaitement saines.
l.-e carcinome , cliniquement, paraît avoir été entrevu d’assez bonne heure ; et il semble que cette tumeur, essentiellement maligne et d’évolution rapide, doive être
TUMEURS DE L AMYGDALE
incriminée dans la plupart des observations des vieux auteurs. Mais, dans la période que nous étudions, les examens histologiques de ce néoplasme ont fait à peu près défaut.