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LASÈGUE

le mécanisme pathogënique qui lui paraissait probablement indifférent, les troubles staphyliens n’ayant pas ici un grand intérêt clinique,^ et- leur histoire très secondaire se trouvant enfouie au milieu d’un ensemble symptomatique beaucoup plus important. Il se contente d indiquer l’allure clinique de la paralysie vélaire.

« Chez les malades atteints d’affections cérébrales diverses, que je n’essayerai pas de caractérisèr, la paralysie du voile du palais survient immédiatement après l’attaque initiale et peut se prolonger, en décrois* sant, pendant une période de temps indéfinie. Elle est caractérisée par la gêne de la déglutition, de très rares régurgitations nasales, le changement du timbre de la voix qui n’est pas précisément nasonnée. Elle correspond à une anesthésie presque toujours difficile à mesurer. Je l’ai vue rarement unilatérale, plus souvent généralisée. Presque toujours elle s’accompagne d’un certain degré de contraction permanente qu’on ne retrouve dans aucune autre affection gutturale ».

Les paralysies staphyliennes, indépendantes des affections des centres nerveux, seraient extrême ment fréquentes, si on a soin de ne pas négliger les formes légères i. Lasègue se range franchement à l’idée que les troubles moteurs sont dus à une angine^ et non pas à une perturbation du système nerveux, telle qu’on en observe souvent à la suite des maladies générales fébriles graves, « à forme septique ou infectieuse », et que Gubler, qu’il cite, du reste, avait

1. C’était l’opinion de Gubler, longtemps acceptée; actuellement on attribue les troubles parétiques uniquement au microbe de Lœffler. Or ses efifets anatomiques étant souvent polymorphes, on a cru souvent indûment à une angine simple, quand il s’agissait de la diphtérie. Voir IV’<* volülne ; Paralysies diphtériques. ■

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