Voir IV’® vol., p
TROUBLES NERVEUX DU PHARYNX
fort bién fait ressortir dans un mémoire célèbre. La phlegmasie exercerait l’action principale, mais il existerait aussi un.e prédisposition individuelle incontestablebien qu’impossible à préciser. La profondeur des lésions ne jouerait pas un rôle prépondérant ; car la syphilis , même très destructive, ne s’accompagne pas, dit-il, de paralysie vélaire. Les symptômes, la marche, la terminaison de ces troubles moteurs sont fort bien décrits, maisn’ offrent cependant rien de bien nouveau pour ceux qui ont parcouru les travaux des prédécesseurs de Lasègue sur cette question (voir IV® volume. Paralysies diphtériques'). Notons cependant ce qu’il dit sur l’inclinaison du voile. « La procidence du palais, bien que constante, n’est pas toujours également appréciable.. Les dimensions du voile du palais sont loin d’être les mêmes chez tous les individus 1. Il suflSt que la luette soitaugmentée notablement de volume, œdémateuse, alourdie, pour quelle entraîne la membrane. Sous ce rapport, les affections de la luette ont une influence mal analysée^ et les effets incommodes qu’on attribue à la pression de la luette sur la base de la langue tiennent encore plusà la tension du voile qui entrave la déglutition de la salive. »
Enfin Mandl a consacré à la question un chapitre assez court et assez incomplet, car il ne parle guère que des angines et de l’hystérie. Mais nous croyons devoir le reproduire à cause de sa date en quelque sorte termi-
. 1. Ceux-ci peuvent être ou trop courts (insuffisance staphylienne de- Trélat et Lermoyez), ou trop longs, comme je l’ai fait voir {Le Pharynx eX Archives internationnales de Laryngologie). L’isthme allongé, à amygdales spéciales, à piliers très écartés et souvent peu saillants, ressemble alors beaucoup à celui de certains mammifères. Ses affections ont aussi une allure spéciale.
MANDL
nale (1872), et aussi parce qu’il montre bien la façon dont les spécialistes de gorge, nez et larynx comprenaient alors la question.
« anesthésie est constatée souvent, en même temps que la paralysie du voile du palais,, à la suite de la diphtérite ou dans les ulcérations tuberculeuses syphilitiques, etc. Dans l’hystérie et dans la paralysie du glossopharyngien, elle est portée parfois au plus haut degré ; .le globe alimentaire n’excite plus ni mouvements, ni Tenvie ou le besoin de la déglutition et peut arriver dans la cavité laryngée. On voit ainsi chez les phymiques arrivés au dernier degré le bol alimentaire pénétrer dans les cavernes.
(c U hyperesthésie du voile et surtout de la paroi postérieure du pharynx peut exister, indépendante de toute afîection générale; chez les femmes hystériques, elle détermine quelquefois des névralgies . Les symptômes locaux de la so«/*excessive sont : la sécheresse, l’embarras de la parole et la raucilé de la voix ; on peut tromper le besoin de boire par quelques gargarismes acidulés, glacés, etc. On voit la paralysie des tissus, qui constituent la cavité pharyngo-buccale, succéder à l’angine inflammatoire, diphtéritique, herpétique, à la fonte des amygdales, à la fièvre typhoïde, le choléra (Gubler), etc. Elle occupe le siège même de la phlegmasie, est bilatérale ou unilatérale ; le nasonnement se décèle peu de jours après que les phénomènes inflammatoires ont disparu. On peut supposer, avec une certaine probabilité, que ces paralysies sont déterminées par une altération organique locale, parce que, quand l’angine a été limitée a certaines parties du voile, ces parties seules sont frappées de paralysies consécutives. La paralysie de la cavité
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pharyngo-baccale peut en outre être la conséquence d’une affection des centres nerveux. Les symptômes sont le nasonnement et la dysphagie.
« La dysphagie paralytique est incomplète ^ et alors il y a simple difficulté d’avaler les liquides et les solides, vaincue par les efforts du malade, ou la déglutition est rejetée, etc.,, ou bien elle est complète, et alors la déglutition est absolument impossible ; le bol peut passer dans les voies respiratoires, provoquer la toux ou la suffocation et même des convulsions; les boissons descendent avec bruit et la malade sent parfois douloureusement la place occupée par le bol. Le diagnostic différentiel avec la dysphagie spasmodique repose sur l’absence de régurgitations, sur la facilité avec laquelle la sonde peut être introduite, sur la sonorité de la déglutition des liquides et sur cette circonstancè que les morceaux sçcs et volumineux descendent aussi facilement que les morceaux de petit volume.
« Une dysphagie permanente est le symptôme terminal de dilatations considérables et de la dégénérescence cancéreuse. Le spasme du pharynx, à son moindre degré, constitue le globe ou la boule hystérique ; à un degré supérieur, le pharyngisme, et au plus haut degré, le trachéisme. Dans les attaques hystériques complètes, la boule, en arrivant au larynx, provoque le cri appelé initial; il y a en outre dysphagie. »