V. — CORPS ÉTRANGERS DU PHARYNX
Par son calibre plus, considérable, par sa longueur moindre, le pharynx est beaucoup plus rarement que l’œsophage le siège de corps étrangers; d’ailleurs Pétude de ces derniers peut être confondue sans grand inconvénient avec celle des corps étrangers de l’œsophage, ainsi que l’ont fait longtemps la plupart des traités de chirurgie et des articles de dictionnaires. C’est pour plus de précision qu’on a l’habitude aujourd’hui de particulariser davantage et cette façon de faire ne remonte pas à bien longtemps. Rappelons, avantde mentionner les travauxde nos prédécesseurs immédiats, que les auteurs des siècles antérieurs avaient déjà fourni sur la question des matériaux • intéressants. Fabrice de Hilden, Plater, Muys, etc.^, ont rapporté des cas, où des corps métalliques, des débris d’os, des arêtes de poissons, parfois des aliments avaient provoqué, en s’arrêtant dans le pharynx, de graves désordres immédiats et postérieurement des complications ulcératives et suppuratives qui n’avaient cependant pas toujours empêché la guérison de se produire. Dans un mémoire bien connu de l’Académie de chirurgie, Hévin a fait l’histoire des corps étrangers du pharynx ainsi que de ceux de l’œsophage. Sa description très clinique, très complète, sa classification