Célèbre anatomiste du xvii° siècle
CORPS ÉTRANGERS DU PHARYNX
Elle remplissait presque toute la cavité. Ou y voyait seulement une ouverture presque circulaire, d’environ une ligne de diamètre. Le pharynx était plus ample ; ses parois avaient plus d’épaisseur que dans l’état ordinaire L . « On doit extraire les corps étrangers arrêtés dans le pharynx ou l’œsophage, et lorsque leur extraction est impossible, les enfoncer dans l’estomac^.
« Il est ordinairement beaucoup plus difficile de les retirer que de les enfoncer. Cependant, on doit toujours s’attacher, autant que poissible, à extraire les corps étrangers engagés dans l’œsophage, parce que, quand on peut y réussir, on est délivré de toute crainte, tandis qu’en les enfonçant, on n’est pas absolument sûr de l’événement. Cette règle regarde tous les corps étrangers arrêtés dans rœsophage, mais plus particulièrement les corps durs qui, par leur figure angulaire, inégale ou tranchante, sont capables de piquer, couper ou déchirer les parties qu’ils touchent. Les doigts, les pincettes, diverses espèces de crochets et d’anneaux, l'éponge, les vomitifs, et les sternutatoires, tels sont les moyens qu’on a employés pour retirer les corps étrangers arrêtés dans l’œsophage, ou pour en procurer la sortie.
« L<trsque les corps étrangers sont fixés àansle, pharynx et qu’on peut les toucher, on doit se servir des doigts ou des pincettes, préférablement à tout autre instrument ; dans ce cas, des pincettes droites suffisent. Mais, lorsque le corps étranger est enfoncé plus avant dans la partie inférieure du pharynx ou dans le haut de l’œsophage, on est obligé d’employer des pinces plus longues et recourbées comme celles dont on se sert pour arracher
1. Cette hypertrophie des parties en amont est iei compensatrice.