Verticale dans toutes les portions du corps non courbées
2. Ou plutôt l’absence de recessus profonds communiquant aTec le reste de la cavité par des ouvertures étroites. Les différents sillons sont très largement ouverts.
3. Cependant dans ces derniers temps, on a signalé ime ulcération pharyngée à la surface de laquelle pullulaient des larves de mouche.
SANGSUES
nus en France que par les relations des médecins militaires, lors de la conquête de l’Algérie ; mais comme 1 heraopis du cheval abonde dans les eaux stagnantes de tous les pays méditerranéens, la fixation de cette annelidedans la gorge avait été entrevue bien longtemps auparavant. On peut même dire que les auteurs de la période grœco-romaine et les Byzantins l’avaient mentionnée de la façon la plus claire et avaient même indiqué quelquesuns des moyens de s’en débarrasser. Hippocrate recommandait déjà d’examiner la bouche et la gorge de ceux qui crachent le sang pour s’assurer s’il n’y avait pas quelques sangsues dans ces cavités. Galien affirme avoir vu plusieurs fois des cas de ce genre, notamment chez un jeune homme, à l’orifice postérieur des narines duquel une sangsue s’était attachée. Celse, Scribonius Largus, Dioscoride, Pline, Aetius, Oribase, Paul d’Egine en font aussi mention. 11 en est de même des Arabes. Remarquons que la sangsue de cheval pullule seulement dans les contrées orientales, les médecins des régions du nord en parlèrent surtout par ouï-dire. Cependant Bartholin rapporte l’histoire d’un prince napolitain qui, ayant bu à la chasse l’eau d’un ruisseau, vomit bientôt du sang en abondance par la bouche à la suite d’une piqûre de sangsue dans la gorge. Timœus, Rhodion, Rivière, Zwinger .ont rapporté des observations semblables. Chez le malade de ce dernier, l’émétique amena le rejet de plusieurs sangsues. Lorsque le maréchal de Richelieu s’empara de Port- Mahon, dans l’île Minorque, un grand nombre de ses soldats eurent les accidents divers qui accompagnent la déglutition des sangsues. Ils furent guéris par le vinaigre et les boissons acides. D’autre part, le baron Larrey dit que, pendant l’expédition d’Egypte, les troupes de Bona-
PARASITES DU PHARYNX
parte, dévorées par la soif que déterminait chez eux un climat excessif, se jetaient à plat ventre sur les bords des petits lacs remplis d^une eau douce mais bourbeuse, qu’on rencontre de distance en distance dans les régions désertiques du pays ; ils buvaient avec avidité, sans se douter qu’ils avalaient en même temps de nombreuses hémopis, qui se fixaient à leur gorge et provoquaient bientôt des pertes de sang abondantes.
La communication récente la plus complète et la plus intéressante à consulter est celle de Baizeau ^ que nous croyons devoir reproduire.
« La première observation de ce genre date d’une vingtaine d’années ; j’étais alors attacfié à l’hôpital militaire de Toulon. Un soldat pâle, amaigri, atteint depuis six mois de crachement de sang, débarque à Toulon, venant d’Afrique. 11 allait en congé de convalescence; mais, fatigué par la traversée, il entre à l’hôpital pour quelques jours. Je fus très étonné, en examinant .ce malade, de ne trouver chez lui aucun signe d’altération pulmonaire ; la respiration était normale, la toux presque nulle, il n’éprouvait aucune douleur du côté de la poitrine ou du larynx, la voix n’était pas modifiée ; tout se bornait à une expectoration de crachats sanguinolents. Ayant dirigé mes investigations vers la gorge, je remarquai, lorsque j’eus abaissé la langue avec le doigt, du sang rouge non spumeux qui refluait, sous l’influence de la contraction musculaire, vers l’isthme du gosier. L’hémorragie semblait venir du pharynx ; mais j’avoue que j’en ignorais la cause et je me contentai de prescrire provisoirement des potions fortement vinaigrées et un régime tonique. Immédiatement la quantité de sang expectoré