Voir volume IV, p
5. Cet auteur a évidemment profité des travaux de Czermak, de Türck, de Semeleder Voltolini (Voir Cavum, volume V, p. 744), mais aussi des travaux antérieurs des auteurs français, notamment des auristes.
6. Voir page 748, à ce sujet, la mention des travaux de Sachs*.
EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE
de la base de la langue, des tuméfactions inflammatoires de celles-ci accompagnant des altérations morbides identiques des tonsilles palatines, des épiglottites antérieures, qui prouvent que Mac Bride avait eu des précurseurs plus ou moins avertis.
L’allure aiguë, subaiguë, traînassante, avait été nettement signalée par les auteurs du xviii® siècle. Les anciens savaient, du reste, parfaitement que pour les tonsilles, par exemple, le mal pouvait aboutir à la chronicité. Ils n’ignoraient point non plus que la phlegmasie pharyngée pouvait avorter au bout de deux ou trois jours. Ce que nos précurseurs immédiats ont mis partiellement en relief, c’est l’évolution septique de certaines formes, se révélant d’emblée ou sëulement au bout de quelques jours, comme s’il se produisait tout d’un coup une recrudescence et une transformation du malL
Le pronostic était regardé comme favorable dans l’angine idiopathique, en dehors de toute épidémie ; la circonspection était recommandée, au contraire, dans les circonstances opposées. La forme maligne était regardée comme très grave.
C’est au cours du xix® siècle que certains troubles paresthésiques, menstruels par exemple, réalisant la rougeur parfois et la dysphagie, mais non la tuméfaction et l’hypersécrétion, furent distingués de lapharyngiteproprement dite 2. Quelques auteurs affirmèrent aussi, vers la fin de la période que nous étudions, que les perturbabations pharyngées de l’empoisonnement par les solanées vireuses relevaient exclusivement d’une sécheresse anormale^. Le diagnostic des angines vraies était surtout