Voir angines toxiques, volume V, p
ANGINE AIGUE SIMPLE
envisagé au point de vue de la diphtérie, à cause de la gravité et du caractère contagieux de celle-ci; c’est pourquoi la 'division en angines rouges et en angines blanches et la distinction de ces dernières en angines couenneuses vulgaires et en angines diphtériques, était adoptée par tous les cliniciens. Ils savaient qu’au cours des angines simples idiopathiques et surtout de l’angine dite pultacée les dépôts d’apparence pseudomeinbraneux étaient fréquents et ils indiquaient soigneusement les différences d’adhérence, de consistance, de structure, de couleur, de propagation h
Pour éviter de donner à la présente monographie des dimensions par trop excessives, nous avons dû nous résigner à ne parler du traitement que quand celui-ci présentait quelque nouveauté à la période que nous étudions. Or, il faut l’avouer, rien de bien personnel n’a été signalé par les écrivains de l’époque. Bains locaux, gargarismes, badigeonnages, émollients, astringents, dérivatifs, vomitifs avaient déjà été indiqués par les auteurs des siècles précédents ’. Cependant le chlorate de potasse, le borate de soude ont été introduits dans la pathologie pharyngée pendant les deux premiers tiers du XIX® siècle, principalement, il est vrai, à l’occasion de la diphtérie de cet organe. 11 en est de même du sulfate de cuivre qui a eu une fortune moins heureuse.
1. C’est Bretonneau qui insista, tout d’abord, sur ces distinctions importantes. Tout un chapitre de son Traité de la diphtérie y est consacré (voir aussi volume IV, p. 354).
2. Voir le chapitre Traitement, à la fin du volume II, où la médication de nos prédécesseurs a été exposée d’une façon tout à fait détaillée.
EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE