IL — COLLECTIONS PURULENTES PÉRI-PHARYNGIENNES
Abcès latéro-pharyngien proprement dit. — Des deux variétés de collections purulentes siégeant au pourtour du pharynx, l’abcès latéro-pharyngien proprement dit, qu’il résulte de la propagation d’un foyer amygdalien, d’une adénite soppurée ou d’un corps étranger, a été seul connu aux périodes précédentes. J.-L. Petit et surtout Récolin, le mentionnèrent avec assez de précision. Au XIX® siècle, Velpeau ^ attira véritablement l’attention du public médical sur ce su jet, et dénomma l’aiBFection : angine celluleuse, pour bien marquer que le mal siégeait dans le tissu lamineuxqui double en dehors les amygdales. Cette localisation explique, suivant lui, pourquoi, étant donnée la situation profonde des lésions, il y aurait d’abord peu de dysphagie, «celles-ci échappant à la compression du bol alimentaire». La collection, en dedans, refoulerait en masse amygdales et piliers du côté de la cavité pharyngienne et, en dehors, effacerait les creux parotidien et sous-hyoïdien, amenant peu à peu un véritable empâtement cervical plus ou moins étendu. Les symptômes locaux et généraux seraient ceux du phlegmon circonscrit et parfois; du phlegmon diffus. Il y aurait terminaison par résolution, suppuration, induration ou même gangrène. Si les émol-
1. Au fond, la division actuelle si tranchée entre l’abcès latéropharyngien et retropharyngien, date d’Escat, qui l’a établie par des recherches anatomiques sur les aponévroses du cou (Voir notre ouvrage : Le pharynx. Aponévroses cervicales).
2. De la description assez confuse de cet auteur, il résulterait que la collection purulente nettement périamygdalienne se porterait du côté du cayum et tendrait souvent même à envahir les trompes ; d’où surdité unilatérale plus ou moinspersistante.