‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 85 sur 137 · Voir volume IV, p · texte numérisé non relu

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COLLECTIONS PURULENTES PÉRI-PHARYNG lENNES 759

lients, les révulsifs locaux, les dérivatifs intestinaux, les sangsues appliquées loeo dolenti n’ont pas pu arrêter le développement du mal, il faudrait se résigner à inciser en prenant les précautions d’usage dans une région si riche ■en vaisseaux et en nerfs. Du reste, les difficultés ne seraient pas au-dessus de l’habileté que possède un praticien exercé. En 1832, Gilbert Bonneau ^ rapporta un cas d abcès latéro-pharyngien dû à une carie dentaire. Dieffenbach en cita aussi quelques observations. Cruveilhier en signala à la suite de la fonte purulente des ganglions lymphatiques qui longent la veine jugulaire interne. Parmi les abcès rétropharyngiens quë nous avons signalés dans le quatrième volume de cet ouvrage, ceux de Detmold^, d’Henocb^, de Ledentu^, de Gueniot^ et de Duparque auraient dû plutôt être considérés comme des collections latéro-pharyngiennes. C’est Jacquemart 6 qui en fit en 1872 l’étude la plus complète, dans sa Thèse svLvles abcès du pharynx. \\ fit remarquer, d’après les faits recueillis par ses prédécesseurs, que l’abcès latéral, ayant plus de place pour s’étendre que l’abcès postérieur, bridé en arrière par la colonne vertébrale, fait une saillie moindre que ce dernier du côté de la cavité pharyngienne Les fusées purulentes dans le creux sus-clavicuiaire, l’aisselle avalent été décrites par quelques auteurs. Le cas de Londe prouvait qu’elles pouvaient pénétrer jusque dans le médiastin, celui de Caytan et de quelques autres qu’ils ulcèrent parfois les gros vaisseaux du cou. Ce qui manquait aux nosologistes de l’époque, pour bien différencier ces abcès de ceux qui occupent les régions

1. Vcâr Tolunie IV, p. 186. — 2. Voir Tolume IV, p. 117. — 3. Voir Thèse de Gillette et volume IV, p. 146. — 4, Volume IV, p. 171. — 5. Volume IV, p. 171. — 6. Volume IV, p. 182.

EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE

voisines, telles que tissu cellulaire rétro-pharyngien ou péri-amygdalien, c’étaient les notions anatomiques qui n’ont été que tout récemment mises en lumière, c’est-à-dire l’existence d’une aponévrose s’insérant sur les apophyses transverses en arrière et bridant le pharynx sur les côtés, et la présence d’une poche rétro-amygdalienne, véritable sinus tonsillaire qui sépare en dehors l’amygdale de la paroi pharyngienne^.

Péritonsillite 2. — Faute de connaître ce cul-de-sac, les auteurs des deux premiers tiers du xix® siècle confondirent la plupart, avec Velpeau, la péritonsillite avec l’abcès latéro-pharyngien proprement dit. Cependant, Chassaignac^, qui avait reconnu, autour de l’amygdale, 1 existence d’une demi-capsule épaisse et résistante, ne tomba pas dans cette erreur et chercha à démontrer que l’affection était non pas extrapariétale, comme l’avait dit Velpeau, mais bien intrapjiriétale. Néanmoins, il reconnaît que si la capsule amygdalienne vient à s’ulcérer, l’abcès envahit le tissu cellulaire péripharyngien et devient alors cervical. Lasègue^ a entrevu la nature étroitement pharyngienne de l’afifection par les seules données de la clinique. L’observation attentive des malades lui permit de donner de la péritonsillite une description excellente qui mérite d’être retenue.

11 montra que le mal était précédé par une phase cryp- . taire plus ou moins apparente et que les causes du phlegmon périamygdalien étaient en somme celles de l’amygdalite aiguë. Le fond du cul-de-sac constitué par la crypte r

1. \oir, à ce sujet, Delamotte, Chirurgie, édition Sabatier, observations XXVII et XXVIII. On trouve quelques faits de ce genre dans le journal de Vandermonde, également au xviii= siècle. — 2. Dans cet exposé synthétique, .nous suivons, non l’ordre précédemment adopté, mais celui < plus usité actuellement. — 3. Voir volume IV, p. 105.. — 4. Voir volume IV, p. 105 et suivantes.

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