Voir, dans ce chapitre, ce que dit Peter à ce sujet
3. Triquet, avant Troeltsch, avait parfaitement décrit, vers 1849, l’otite typhoïdique, dont il avait signalé le caractère destructif.
FIÈVRE TYPHOÏDE
quand l’audition est diminuée. Hoffmann, dit-il, a montré qu’il pouvait y avoir carie du rocher. L’auteur insiste sur les perforations du tympan, déjà signalées par Hoffmann, et dont on aurait observé plusieurs cas à l’hôpital de Bâle, au moment où les malades entraient en convalescence, ou pendant celle-ci. Il fait remarquer que le muguet, qu’on n’aurait du reste observé autrefois que chez des sujets plongés dans la dépression la plus profonde, serait devenu de plus en plus rare, à mesure que les hôpitaux ont été mieux tenus et les malades soignés plus attentivement.
b) Autres maladies générales infectieuses aiguës s’accompagnant parfois de déterminations pharyngées.
A côté des infections générales aiguës, telles que les fièvres exanthématiques, la fièvre typhoïde, où, parmi leurs symptômes, l’angine joue un rôle plus ou moins important, il y en a d’autres, au cours desquelles on peut voir survenir, mais d’une façon bien moins constante, des déterminations pharyngées, que celles-ci résultent d’une congestion, d’une infection secondaire, etc. Les auteurs de la période que nous étudions les ont mentionnées, maisbrièvement, comme ilfallaits’y attendre, et sans y attacher beaucoup d’importance. Comme elles présentent cependant un certain intérêt théorique et même clinique, nous n’avons pas cru devoir les passer sous silence. C’est pourquoi nous allons rapporter dans
LÉSIONS 1NFLAMMATOIHES VULGAIEES
un paragraphe spécial, sorte de caput mortaum^ les quelques matériaux que l’on trouve clans la littérature de l’époque.
Le typhus exanthéiyiaticpie, contrairement au typhus abdominal, s’accompagne rarement, comme on le sait, de dysphagie tant soit peu accentuée. Les troubles de la déglutition résultent surtout de la sécheresse de la gorge et des fuliginosités de la bouche. Cependant, il n’en est pas toujours ainsi. Griesinger a signalé la rougeur du pharynx. Lebert dit qu’une angine légère est une des occurrences assez frécjuentes. D’autres auteurs ont signalé l’existence d’un énanthème coïncidant avec l’exanthème cutané.
Les déterminations gutturales de la peste semblent le plus souvent faire défaut. Cependant, Emangard, durant certaines épidémies, note des écoulements de sang, des fuliginosités de la langue s’étendant jusqu’à la gorge.
.\u cours du choléra, dans les formes typhoïdes, Griesinger dit cjuc la langue est desséchée, brune, recouverte de croûte, tuméfiée. Dans le |)harynx, on rencontrerait parfois alors des exsudations diphtéroïdes et des ulcères ; les amygdales pourraient même devenir le siège de foyers purulents. Dans l’article du Ziemssen, on ne signale à la période aiguë que la sécheresse et un peu de dysphagie; mais parmi les complications de la convalescence, qu’on ne fait qu’énumérer, du reste, on mentionne l’angine suppurée et la diphtérie du pharynx. Il semble bien, en effet, que c’est à la période réactionnelle que les déterminations pharyngées sont les plus fréquentes. D’autre part, dans dix cas, Parrot a vu au moment de la desquamation de la langue et de la bouche, c’est-à-dire au stadedont nous parlons, survenirdu muguet