‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. VChapitre 96 sur 137 · Voir Tolume IV, p. 356 et · texte numérisé non relu

Voir Tolume IV, p. 356 et

ANGINE DIPHTÉRIQUE

cielles de la muqueuse qui s’étaient mortifiées, ils résultaient d’une- altération spéciale de 1 épithélium. Exagérant singulièrement la portée des altérations observées du côté de la substance, et de la forme des cellules de ce dernier (dégénérescence plus ou moins vitreuse, tendance à se ramifier, à devenir atypiques), il décrivit un état trouble de celles-ci, avec fusion consécutive des différents éléments cellulaires, de façon à former une seule plaque d’apparence amorphe et plus ou moins fibrineuse. Mais avant d’atteindre cedernier stade, on observerait, dit-il, les déviations les plus singulières du type normal, beaucoup de cellules présentant l’aspect de cornes de cerf.

Bien différente était la conception de l’école française. A l’idée d’une concrétion du mucus qui baigne les parois buccopharyngées, soutenue un moment par Billard et quelques autres, avait fait bientôt suite l’idée de coagulations véritablement fibrineuses, analogues à celles qu'on retrouve dans les séreuses ou l’appareil vasculaire ; mais le mécanisme de formation de ces dépôts fibrineux restait hypothétique, lorsque Roche par un pressentiment de génie, soutintqu’il s’agissait d’une pathogénie hématique, c’est-à-dire d’une véritable transsudation des éléments du sang, dont seule la portion fibrineuse persistait à la surface des muqueuses. Monneret- appuya cette conception de Roche par,, des recherches intéressantes mettant assez nettement en relief le rôle considérable delà diapédèse, dont les travaux de Cohnheim allaient bientôt montrer toute l’importance.

Symptomatologie. —L’angine diphtérique maligne ayant pour ainsi dire disparu dans les premières années du XIX® siècle, c’est la forme moyenne de l’afifection, la variété

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