BRESSE
Vents du midi. Les montagnes du Bugey offrent une sorte de digue à ceux de l’est, et rëllëchissent ceux de l’ouest. Mais et les uns et les autres rencontrent dans leur cours des obstacles qui les rendent irrëguliers; ce sont des massifs de bois considërables. Les vents de sud et d’ouest soufflent le plus souvent pendant les grandes chaleurs , et donnent beaucoup d’activitëà l’ëvaporation des eaux. SuivantM. Aubry, les cent cin([uante ëtangs, existant à l’ëpoque ou il faisait ses expëriences, exhalaient pendant les jours d’ëtë plus de cinq mille six cents toises cubes d’eau. On observe aussi pendant les grandes chaleurs , dans la meme contrëe , un vent blanc qui vient du sud, et au printemps un vent froid et sec qui souffle du nord; tous deux sont pernicieux.
On cultive dans la Bresse marécageuse du seigle, de l’avoine, quelques vignes en quantité infiniment petite, dont le vin est détestable, et des arl)res fruitiers en petit nombre , qui produisent des fruits sans saveur. Les prairies artificielles y sont rares; on a vu ailleurs quels étaient ses végétaux; le verne y est commun. 11 y a peu d’eaux de source et de citerne ; celles dont on fait généralement usage viennent des étangs et des marais formés eux-inémes par les eaux pluviales.
Bourg, chef-lieu du département, était autrefois une ville insalubre. Jusqu’au milieu du siècle derîiier, la moitié au moins de ses habitans était souffrante de fièvres obstinées, régulièrement pendant un Luand tiers de l’année. Elle devait ces maladies à
dévastés fossés pleins d’une eau stagnante et fétide,.