‹ Histoire des marais, et des maladies causées par les émanations des eaux stagnantes. Ouvrage qui a obtenu le prix mis au concours par la Société Royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'OrléansChapitre 14 sur 99 · SOISSONS , BRENNE · texte numérisé non relu

SOISSONS , BRENNE

ville de Villars , ancienne cité qui n’occupe un rang respectable que sur la carte de Cassini. La révolution de 1789, qui, revivifiant l’industrie française, a créé tant de belles cités , n’eut pas une influence aussi heureuse sur la Bresse. Cette contrée était plus peuplée et moins pauvre lorsqu’elle appartenait à la maison de Montpensier; Trévoux lui- meme avait plus d’importance au temps de ses jésuites et de son parlement; il serait facile au gouvernement de changer l’ordre vicieux de choses qui s’est établi dans la Bresse , et rendre cette contrée opulente et salubre.

Les habitudes , la constitution physique et morale du Bressan , et ses maladies, seront décrites dans les parties suivantes de cet ouvrage.

Cretté-Palluel a étudié avec soin les marais qui existent aux environs de Laon et de Soissons; leur sol est inégal , hérissé d’élévations, entre lesquelles l’eau est emprisonnée : plusieurs sont impraticables aux bestiaux. L’homme qui veut les parcourir, doit ne s’y engager qu’avec précaution. L’un d’eux, dont l’étendue était fort grande , montra dans son centre, à Cretté-Palluel , un fossé rempli d’une eau courante; quelques vaches maigres et étiques paissaient auprès. Plus de cent arpens de terrain étaient couverts d’eau stagnante, lorsque Cretté-Palluel examinait les environs de Soissons.

La Brenne est bien plus malheureuse; cette contrée du département de l’Indre (Bas-Berri) , est couverte d’étangs insalubres depuis le septième siècle. Leur nombre excède quatre cents. Le sol qui les sup-

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