MARAIS DE LA FRANCE
preintes de pcctinitcs et d’oiirsins. Les quartz pyroluaques, jadis renfermés dans des montagnes calcaires, sont divisés en cailloux roulés, innomLrables, mélangés avec d’autres , nés des quartz en fdon dans les montagnes de schistes et de grès qui se trouvaient adossées aux calcaires marins, et avec des argiles, produit de la décomposition des schistes , tantôt seules, tantôt unies à des sahles quartzeux. Les eaux ont dissous le calcaire qui ne se trouve plus que dans quelques parties autour du hassin de la Sologne , et dans quelques terïains d’origine différente, qui ont servi de support aux détritus des montagnes.
Une grande quantité de petites rivières et de ruisseaux coupe la Sologne; son terroir est dans la majeure partie de sa surface , oU trop compact ou trop léger; ses matériaux, le sahle quartzeux ou l’argile ne lui permettent pas d’étre fertile : c’est sur les terres alumineuses que les eaux s’étahlissent ; leur stagnation, déjà favorisée par la nature du sol , l’est aussi par son peu d’inclinaison. Presque toutes ces terres occupent des has fonds ou des lieux dont la pente est faihîe. Ces conditions de nature et de position s’opposent à l’écouicment des eaux pluviales; la masse liquide repose sur des glaises , et étend chaque jour ses conquêtes.
Une partie considérable de la Sologne est couverte de marais et d’étangs; ceux-ci sont communs aux environs d’Orléans et de Romorantin.
Les produits de cette contrée attestent sa misère; on y cueille du sarrasin en petite quantité , du seigle qui ne donne pas plus du double ou du triple
de la semence , une avoine de qualité inférieure , et, dans quelques vallons , un peu d’orge et de froment. Les graines de toutes ces céréales sont petites, et fournissent beaucoup de son et peu de farine. On sait que le seigle y est sujet à une maladie , qui donne au pain préparé avec cette substance une qualité fort délétère. Le blé noir, semé presque toujours a contre -temps , y vient fort mal; aussi la Sologne a-t-elle été souvent désolée par des disettes affreuses. Cependant la nature de son sol ne l’a pas condamnée à la stérilité; l’état déplorable de l’agriculture, dans ce pays , est la conséquence des mauvais labours , de la nullité des engrais, de la qualité détestable des semences. Froberville assurait, en 1788, cju’il n’y avait aucune proportion entre les parties cultivées de la Sologne et ses landes , ses marais , ses terres en friche.
Des troupeaux chétifs végètent dans ses pâturages; ils ne trouvent sur ce sol fangeux qu’une alimentation insuffisante et insalubre. Des épizooties fréquentes renouvellent les races tous les dix ans; les espèces dégénèrent promptement; on élève le bétail avec difficulté ; il est, dès la première génération , abâtardi et rabougri. Partout les mêmes causes donnent lieu aux mêmes effets.
Au sud-est de la France, environ au 4C.® degré de latitude et au 2.® degré de longitude, se trouvent deux chaînes de montagnes, dont l’une née des Cévennes court, du midi au nord, presque jusqu’à la Saône, tandis que l’autre, partant des montagnes de l’Auvergne, suit la même direction , s’a-