DES MARAIS EN GENERAL
lement sur des montagnes voisines, et naura pas assez d’inclinaison pour se délivrer de la masse liquide dont la pluie l’aura couvert. Comme l’évaporation des eaux et leur infdtration ne sont nullement proportionnées à leur affluence considérable et souvent répétée , comme les obstacles à l’écoulement du liquide augmentent et se multiplient de plus en plus, si l’art ne corrige ce vicieux état de choses, le sol inondé devient de plus en plus marécageux. Quelques marais donnent naissance à des rivières et même à des fleuves; ainsi, le Borystène, le Niémen et la Dwina ont tous trois leur source dans la même plaine marécageuse; d’autres amas d’eaux continentales , stagnantes , reçoivent des rivières qui s’y perdent. En Espagne, la Guadiana disparait dans la prairie d’Alcaza, et renaît cinq lieues plus loin, en jpormant de grands marais. LeZenderoud, en Perse, termine son cours dans un vaste marécage. Ainsi finissent , en Afrique , grand nombre de rivières qui descendent du versant méridional de l’atlas, vers le grand désert de Sahara; d’autres rivières nées des montagnes d’Abyssinie , et beaucoup d’autres dans le Tucuman, au sud-ouest de Buenos-Ayres.
Un marais existe, il appartient aux sciences médicales à deux titres principaux : i ses eaux ordinairement fangeuses sont stagnantes; de là l’évaporation habituelle d’une grande quantité de liquide, surtout dans les temps chauds; 2.^ elles contiennent une quantité considérable de substances organiques , ordinairement végétales, mais quelquefois végétales et animales, qui s’y décomposent, et donnent à leurs émanations un caractère spécial.