‹ Histoire des marais, et des maladies causées par les émanations des eaux stagnantes. Ouvrage qui a obtenu le prix mis au concours par la Société Royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'OrléansChapitre 87 sur 99 · RÉVULSION A L’EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

RÉVULSION A L’EXTÉRIEUR

certain que le sulfate de quinine placé à la suite des antiphlogistiques. L’opinion générale parait réserver la potion stihio- opiacée et les frictions stihiées, aux pyrexies à exaspération périodique peu graves.

Mais telles sont les fièvres intermittentes et rémittentes des pavs marécageux, avant le temps où des phlegmasies chroniques ont désorganisé les viscères ab lominaux. Cent trente observations de guérison de ces fièvres par les nouveaux médicamens, publiées par M. Jourdain, sont une autorité imposante. La simplicité des fébrifuges de M. Peysson, la facilité de leur administration , la modicité de leur prix, la nature de leur action, moins irritante que celle du quinquina, tout les recommande, dans les pays de marais, à l’attention des médecins. Il ne faut pas leur sacrifier le précieux sulfate de quinine et meme le quinquina en poudre ; ils ne doivent point former une méthode de traitement exclusive, mais dans les cas ordinaires , l’emploi de ces fébrifuges, précédé par les évacuations sanguines, lorsque l’irritation locale est vive, a fait obtenir et promet encore des succès nombreux.

§ 5. Piévulsion à F extérieur ^ rubéfaction et vésication de La peau, La rubéfaction de la peau et la vésication , sont plutôt des auxiliaires , des moyens secondaires, qu’une méthode générale de traitement. L’excitation violente du tissu cutané par les sinapismes et les vésicatoires, contraint les fluides et les moiivemens organiques d’abandonner l’appareil dont raffection produit la fièvre , et les di-

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rige sur le tissu artificiellement irrité. 11 se fait ainsi un déplacement d’irritation ’ voilà l’analyse de la médication révulsive. Si on s’en sert pendant l’accès , la surexcitation de la peau donne une force nouvelle à la phlegmasie interne. Ici, comme dans tout autre cas, une révulsion salutaire n’est possible que lorsque la maladie n’est plus à l’état aigu. Il faut, pour l’essayer, attendre la chute de la réaction. Les vésicatoires sont en général médiocrement utiles dans le traitement des maladies causées par les émanations marécageuses. Si une violente congestion se forme sur un viscère , par exemple sur le cerveau, leur emploi serait indiqué, mais il faudrait les enlever immédiatement après qu’on aurait obtenu l’effet désiré, et meme avant ce temps, s’ils augmentaient l’irritation intérieure.

§ 4* üésmlsion a 1 extérieur ; bains de vapeurs. On a beaucoup à espérer de l’application de la méthode fumigatoire , au traitement des fièvres intermittentes et rémittentes endémiques dans les pays marécaijeux. Les observations suivantes en font foi.

Une famille assez nombreuse de Tarare, près de Lyon, fit, en i8i8, dans les plaines du Forez, un assez long séjour, pendant lequel presque toutes les personnes qui la composaient furent atteintes successivement de la fièvre de marais. Son chef y succomba , les autres malades guérirent mais avec peine. Cette pyrexie se prolongea chez un petit garçon de quatre ans, mais céda enfin aux méthodes ordinaires; on eut l’imprudence d’exposer l’année suivante l’enfant aux émanations des eaux stagnantes, la

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