‹ Histoire des marins français sous la RépubliqueChapitre 15 sur 71 · I . . i. y GoOgI · texte numérisé non relu

I . . i. y GoOgI

Aussi la gneire ne tarda pas à reoominenoer*

Les mnlàtres se rangèrent en général da o6té des nègres ^ et

les assemblées du Cap et de Port-au-Prince déclarèrent Uailrcs ceux des blancs qui avaient voulu transiger.

Les renfoi is de la division navale se trouvèrent bientôt réduits par les maladies, les guerres^ les trahisons; de riches fleurs, embauchant des soldats, guerroyèrent pour leur ample, et, dans leur nombre , on distinguait ce marquis de M, qui avait déjà été oondanmé à mort par un conseil de aerre.

Les commissaires trouvèrent dans les assemblées coloniales une si violente opposition, que, déiroûtés de tdut, ils partirent pour la France, à l exception de liuuiiie. Les agents de la métropole, les officiers eux-mômes furent suspectés d être de connivence avec les gens de couleur, le gouverneur destitué de ses fonctions pendant quelques joursT

A cette époque, le nègre Biasson, opérant une marche au- Meuse en avant, se rendit maître du fort Bélair, qui corn* mande la ville du Gap; les conséquences en furent graves, il tourna les canons ^ui la place, se jeta sur l'hôpital et les fautxjurgs, et les envahit avec cinq cents nègres. Les malades ^rtireat en chemise, gagnèrent la ville en répandant l'épouvante sur leur passage, et ce ne fut pas sans peine que les ■sUciens et les troupes parvinrent à regagner Tavantage.

La eolonie ne ftit plus qu'un théâtre d'horreura :

Le 28 mars l'Assemblée législative, changeant pour la troisième fois de ligne de conduite, décréta que les mulâtres pourraient décidément entrer dans les assemblées coloniales et que de nouveaux commissaires seraient envoyés dans nie.

Blanchelande promulgua ce décret, auquel les colons se anmirent autant par politique que par fatigue.

hnirtant ce ne fut pas sans dépit qu*on le vit, dans la provîooe du Sud, traiter avec les mulâtres et les nègres.

"vmis contefet<>ront leurs pouvoirs, r^*solurent de les chasser dol ile, vuulurmi meuie s<3 déharra«sf*r du gouverneur, mais revinrent sur dernier projet en décidant Blanchelande à rester dans ia colonie, teit de M. de Mirbeck.)

On lui persuada cju'au lieu de négocier il valait mieux trapper de terreur les ennemis en les poursuivant les armes à la main.

Le malheureux, dont le caractère était ûdblei suivit ces funestes avis que lui donnèrent des amis perfides ou abusés. Il partit en expédition contre les nègres sur les plateaux des

mornes de la Hotte, n'eu liia pus le moindre bénciice, fut obligé de battre en retraite sur le Cap, et put voir les inceodies allumés derrière lui dans la plaine.

A la suite de ce revers , Blancheiande fut dénoncé par ses ennemis comme contre*révolutionnaire.

Les commissaires Santhonax, Polverel, Aillaud arrivèreDt de France peu de temps après, et leur premier acte fut de dissoudre TAssemblée coloniale , qu*i1s remplacèrent psr un comité de douze membres, dont six. mulâtres.

Liï jiiéme temps, une division de trois vaisseaux, quelques bâtiments léi^ers, plusieurs transports, sur lesquels étaieiil répartis six mille hommes, que commandait le vieux générai d'Èsparbès, arrivait sous le commandement du coBtre«amiiil de Girardin.

Le contre-amiral de Grimouard ne tarda pas à partir avec

les bétîments de Tancienne station, le Borée, le Fougueux, le Duguay-frouin, TUranie, la Prudente.

Le général d'Esparbès fut élevé aux fonctions de gouverneur; trois maréchau)^ de camp furent chargés du cosumaadement militaire dans les trois provinces de l'Ile.

En même temps, les commissaires se partagèrent leurs attributions. Santhonax administra le Nord, dont le général Laveaux avait le commandement militaire; Polverel se rendit dans l Ouest; Aillaud dans le Sud, où il ne resta que peu de temps, car il partit pour lu Fiance après quelques moîa du séjour.

lis perdirent un temps précieux à écouter les plaintes des uns et des autres, destituèrent et renvoyèrent en France le gouverneur de Blancheiande, le général d'Esparbès luknéme, les amiraux de Girardin, de la Villéon (1 }.

(1) Santhonax et d'Esparbta firent la traversée sur le même navire et vécurent en bonne intelligence, grâce à IC. de Gambis*

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