VIOLATION DU DROIT DES GENS
elle devait jouir da droil d'enle, d'après les lois imernationales.
Le 5 octobre 1793, le Bedfort^ de 74, (^tant entré dans ce mAme port, son capitaine, après avoir mouillé son ancre à petite distance de la frégate, somma nos marins d'anK ner leur pavillon, ce à quoi ils répondirent par le criai connu de « Vive la République 1 >
En ce moment» un Anglais abandonné de Dieu donna le signal du carnage en tirant un coup de pistolet. Nulles dispositions n'avaient été prises pour le combat. 300 Français furent tués, blessés ou faits prisonniers. Ceux qui Lcntèrent de gagner la terre à la nage lurent poursuivis, fusillés dans l'eau. On leur courut sus avec les canots; on les assomma à coups d'aviron (4).
La Convention exigea de la République de Gènes une ior demnité de 3 millions, pour n'avoir pas vengé ce crime commis dans buu jjort.
L'Impérieuse fut capturée de la même maiii<^rc dans le port de la Spezzia, le 44 octobre 4793, par le Capiain^ de 74.
Rondeau commandait une division composée de la frégate la Sibylle, de 40, des avisos la Sensible, le Rossignol, la Sardine, et partit de Marseille escortant beaucoup de bâtiments marchands qu'il conduisit* à bon port à Smyme, où il jeta l'ancre, le 19 mai 4793.
Ayant réuni dans ce même port tous ceux tnil devaient effectuer leur retour en France, il se disposait a prendre de nouveau la mer, quand des difficultés surgirent entre les négociants propriétaires des cargaisons et les armateurs des bAtiments. Gbacun hésitait i courir les chances de la traversée, parce que nos ennemis avaient de grandes forces navales dans la Méditerranée, de sorte que le convoi ne partit pas.
Rondeau se trouvait, avec la Sibylle, au mouillage de l'ile Miooni, le 47 juin 4 793, quand William Pauiet, qui ooauoao-
(1) Tilly raconte que le Dedforl vint s'amarrer bord h bord de la Modeste, que les Anglais sommèrent nos hommes d*a]]iener et un coup de sifflet Us commencèrent la ftiflillade. Us tirèrent sur des mousses qui se sauvèrantà la nage.
daît le valÉseau le Hamney^ de 50 canons, venant jeter TancFe à petite distance, le somma de se rendre pour éviter l'efiîision
du sang, ce a quoi Rondeau répondit qu'ayant juré de ne pas amener le })aviilun de la République il était prêtrise défendre.
Nos ennemis changèrent de position, afin que les boulets anglais ne pussent tomber sur la ville de Miconi, puis commencèrent un feu si meurtrier, qu'après une heure de canonnade nous n'avions pas mdns de 80 hommes hors de combat.
James dit que 456 furent tués ou blessés, mais il exagère toujours, même dans cette triste circonstance.
Notre capitaine, ordoimanl à ses marins de gagner la terre à la nage, se consiiiua prisonuier avec ses officiers ei 27 hommes de l'équipage.
Rendons la justice aux Anglais qu'ils traitèrent nos blessés avec humanité. Le gouverneur turc ayant réclamé, avec de vives instances, contre la conduite de Wjlliam Paulet, Rondeau et ses compagnons furent remis en possession de la Sibylle.
Notre diN isi ii légère fut ultérieurement bloquée dans le port de Sinyrne.
Le 24 novembre 1794, la Nemesis^ corvette anglaise, capitaine Samuel Kood) se rendit) sans coup férir, aux capitaines de la Sensible et de la Sardine, qui sommèrent les Anglais d'amener leur pavillon, parce qulls se trouvaient hors des limites convenues pour la neutralité, contrairement aux assertions de Samuel Kood, qui prétendait être dans son droit.
Au inoias» dans cette circonstance, il n'y eut pas effusion de sang.