‹ Histoire des marins français sous la RépubliqueChapitre 32 sur 71 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LIS GOBSAIBIS.

Nous raconterons, dans ce chapitre, quelques traits de bravoure, des croisières heureuses, des couibats sanglants, bien souvent aussi des revers inévitables.

Dans ces dernières circonstances, serré de près par un ennemi supérieur en force, le corsaire forçait de voiles, sous sa meilleure allure, se débarrassait , pour augmenter sa marche, de tous les objets qui le chargeaient, jetait à la mer ancres, chaînes, canons, vivres, dromes, tirait quelques volées et amenait son pavillon.

En général , les plus vaillants marins de ceux qui ne furent pas appelés à servir sur les bàiinients de l'État se firent corsairiens, comme on disait à cette époque, pour courir sus aux bâtiments de commerce ennemis, et prirent plusieurs de ces derniers. Ne pouvant citer tous les beaux faits d'armes de es nombreux écumeurs de mer, qui, pendant les longues guerres de la Ke\uluiioi) . ne cessèrent de harceler les bâtiments anglais, les poursuivant sur toutes les mers, nous mentionnerons seulement ceux qui sont consignés dans les colonnes du Moniteur, ou que les chroniqueurs du temps ont rendus populaires.

Guéguen.

Le ministre de la marine fit ressortir devant la Convention le courage de quelques luarius de 1 ilc de Bas, qui, s'étant

Page 1