‹ Histoire des marins français sous la RépubliqueChapitre 64 sur 71 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'Henreuz.

Le capitaine du corsaire THeureux, de 22 canons de 12, s'<^t^int battu, par erreur, contre la frégate la Phcdbé^ qu'on avait prise pour un vaisseau de la compagnie des IndeS| n'amena son paviHon qn'après un sanglant combat dans le* quel nous eûmes 43 honmies tués ou blessés. Cette action eut lieu le 5 mai» 4800,

Le Diable-à-Qofttfe , cap. te >altre.

Ce capitaine amarina le beau navire le Duc-de-Gordon, armé de 42 pièces de canon, et d'une valeur de plus de S millions.

La Guêpoi cap. Dupont.

Dupont, qui commandait la Guêpe, de 48 canons, s'était réfugié dans le port de VigOy en Espagne, où il s*ead)088a sous un petit fort, pour en défendre les approches, quand, dans la

journée du 4 5 septembre, une escadre anglaise de 7 vaisseaux, 20 canonnières vint jeter l'ancre dans cette même rade.

La nuit suivante, 20 canots amenés en guerre s'avancèrent pour attaquer notre corsaire, à bord duquel il y avait 461 hommes d'équipage.

Ce fut une affreuse mêlée, la derni^rr rt la plus sanglante de toutes celles que nous avons raconiccs. Dupont était sur ses gardeSi et chacun fit ai biea son devoir, que 60 Français seolement eoreot la vie sauve ; tous les ol&ciere furent taés« et ToD raconte que rhârotqoe Dupont, quoique blessé, dès le commenoement du combat, par une balle à la cuisse, 8*était fait porter sur le banc de quart pour pouvoir donner ses ordres justiu au dernier monii nt.

On assure que les Anglais tuèrent eucore après la reddition.

La Mascarade, cay. Rajmond.

Ce capitaine captura, près de Plymoutb|Un corsaire anglais, y Atlas, très-richement chargé.

Ucinitainft Bank. '

Cp corsaire, dont nous avons déjà parlé, étant parti une deuxième fois de Bordeaux, alla croiser sur les côtes d Ir* lande. Là, toujours heureux autant (jpi'il était liabile, il captura 4 5 navires, fit 312 prisonniers, prit IS6 canons. Même il enleva, dans un combat à Tabordage, le brig corsaire U Hwt'dy^ de 20 caronades de 18 et de 80 hommes d'équipage, quoique les Anglais se fussent, dit-ou, vaillamnicnt défendus.

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