DAMA
iniâiiies, pour marquer la demeure où il fal- Isâteutrer. Arrivés devant la puoj^te^ les soldat» du ^ulUui oayraient les rangti et bissaient passer les bandits. Ceux-ci volaient oe qui top^ait aou^ leurs mains. Ils envelop-
paiei^t les soierie» en àiftXt les rik^hea habit* »
les narghilés, les bijoux, l'or, l'argent, les jp^telas les belles couvertures, d^^ns de • gmadefi pi^oes d>tù{fes servit de rideaux aux riches, sont dépiosées les literies, ou dans les étoffes qui recouvraient les divans, et ils apportaient le tout au dehors.
« Les scddats» resités à la povte, a^Ment le privilège de choisir ce qui pouvait le plus leur plaire;^ puisi les pillards s'emp^aieiit dn res^ et; le portaient tieu sûr» pepcbnt qui^ l^s autres musulmans égorgeaient.
« Tout s'y fusait simultanémç^t : avee gorg^ment qosnmen^t rincepdie.
« Quand il arrivait que de pai^vres malheureux, voulant s^-uvei* leur vie, paraissaient à la porte jjfixïr portiri \^ sqldats ottomans les repoussaient dans Fiiitérieur, et quand les victimes tombaient à leurs pieds pour leur demander lexistence, ils leur enfonçaient la baïoni^ette^ans le ventre.
a Lorsque c'était une jeune femme ou une
jeune fille qui venait implorer la pitié des nizams, ceux-ci les déshonoraient sur la voie publique, puis les abandonnaient à qui voulait les prenilre.
« Plus de mille jeunes filles de douze à dixhuit ans ont été outragées par ces misérables* Des centaines de femmes et de jeunes filles chrétiennes s'étaient réfugiées dans une maison de bains de leur quartier, et c'est là queles plus épouyantables horreurs ont été commises sur ces créatures en larmes et sans défense.
<r Et maintenant, quand des* chrétiens passent dans les rues de Damas, les musulmans, faisant allusion à ces crimes sans nom, leur lancent, avec un rire de Tenfer, des paroles que je n'ai pas le courage de répéter. J'ajoute un fait ici. Le nombre des jeunes filles enlevées et entrées dans les harems est de millé. Beaucoup d'entre elles sont encore entre les mains des Kurdes, dans leur quartier nordouest de Damas. Rien n*a été fait jusqu'à présent pour rendre ces enfants à leurs familles. »
Le massacre, le pillage et rincendie, dans le quartier chré.tieQ de Damas, durèrent cinq
journées entières, celles^des 9, 10, 11, 12 et 43 juillet!
Raconter joiir par jour ce qui se passa alors serait une tâche monotone à force d'horreur. A chaque maison les mêmes scènes se répétèrent, ne yariant que par de nouveauz raffinements de supplices inventés par les égorgeurs pour mieux torturer leurs victimes.
Qui d^ailleurs pourra jamais redire toutes
les scènes de ce drame gigantesque et sanglant? Combien de traits d'horrible férocité de la part des bourreaux , de résignation sublime de la part des victiincB, ensevelis à jamais dans l'obscurité par la mort 1
Deux ou trois épisodes seulement, choisis entre des diilliers, feront ressortir encore rhorreur des égorgements de Damas, horreur