X INTRODUCTION
Hasbeiya et de Raacheiya. Plus loin dans Fintérienr cette nation habite, en grand nombre,
tout le massif da Djebel-Haouran , l'Auranitide des anciens. Les Druses du Haouran sont redoutés dans tout le pays environnant pour leur férocité et leur ardeur au pillage.
Autrefois lesDruses vivaient dans une grande union avec leurs Voisins, les chrétiens maronites, et combattaient à côté d'eux contre la tyrannie musulmane. Depuis un peu plus de vingt anS| les intrigues des Turcs sont parve* nues à amener une situation toute contraire et à allumer chez les Druses une haine inextinguible contre les chrétiens» Depuis lors les sectateurs de Hakem sont devenus les alliés constants des mabométans, qui les flattent et les comblent de faveurs, .bien que» d'après les prescriptions du Ck>rany ils dussent inspirer comme idolâtres aux serviteurs de l'islam une bien plus grande horreur que les chrétiens, lesquels sont rangés par le prophète au nombre des peuples du livre, ou peuples qui ont une révélation partielle et incomplète, classe intermédiaire entre les idolâtres et les vrais fidèles. ♦
Les Métoualis sont moins connus en Europe que les Druses. Us forment cependant le tiers
INTKODUCTION. XI
onTÎTon de la population do bas Liban. Ce
sont, comme les Persans et les Toskhes de r Albanie, des musulmans «cAtt^e^ ou de la secte d'Ali». séparés des smnis on orthodoxes dès Tan 36 de l'hégire. Ces Schiites maudissent Omar comme usurpateur du califat; Housseïu et Ali sont leurs saints.
Aù seizième sîèele, les Méloaalis étaient maîtres de Baalbek ; leur tribu, en grandissant, s'étendit sur les flancs de TAnti-Iiban et dans la plaine de la Bekkaa on Gélésyrie. Plus tard ils passèrent la crête du Liban, et descendirent dans la région autour de Sour et de Sayda.
Dans ce pays, ils eurent de nombreuses guerres avec les Druses et les pachas turcs des villes de Ja côte. £n 4777, le fameux Djezzar-pacha les anéantit prcfsque entièrement; et c'est seulement au commencement de ce siècle que, leur race se multipliant de nouveau, une partie d'entre eux put redescendre yers leur ancienne patrie de Baalbek. Aujourd'hui, un certain nombre de Métoualis habitent cette ville et ses euTirons, sous le gouvernement d'émirs de la famille Harfonsch; mais la plus grande partie de la nation est demeurée sur les pentes et dans les Yallées du Liban, auprès de Sayda et de Sour. U y a aussi quelques villages de Mé*
XU INTRODUCTION.
toualÎB vers la partie haute da district du Kes*'
raouaii, auprès du Djebel -Sannin, Fuii des sommets les plus élevés de la montagoe*
Voilà pour la population non chrétienue. Les chrétiens de la Syrie se divisent en deux communions et trois rites. Deux de ces rites sont catholiques, les maronites et les Grecs-Uois ou melchites; un est dissident, les Grecs dits
ortfiodoxes.
Nous n'avons rien à apprendre sur ces derniers, qui sont dans le même cas que les Grecs du reste de l'Orient, et ont accepté comme eux. la séparation d'avec TÉglise romaine, consommée par Photius et Michel Gérulaire. Les Grecs-Unis suivent le rite grec, se servent du calendrierjuiieu sans la correction grégorienne, ont un patriarche particulier, mais suivent les décrets d'union du concile de Florence, et reconnaissent la suprématie du pape.
Quant aux maronites, ce sont ceux de tous ces chrétiens dont le nombre est le plus considérable. Ils appartiennent au rite syriaque. Leur nom vient d'un saint solitaire appelé Maron, qui Vivait vers Tan 400 de notre ère.
Maron habitait le désert; et ses disciples, s'étant répandus dans les diverses régions de la $yrie, y bâtirent plusieurs monastères; le