XIV INTRODUCTION
recrute dans les monastères. Les maronîtes ont
un patriarche dont la résidence est située dans le district du Kesraouan, et auprès duquel siège constammant un délégat du pape.
Parmi toutes les populations de l'Orient, il n'en est pas une où l'inûuence française soit aussi puissante que chez les maronites. Ce sont de véritables Français par le cœur. Ces liens avec notre pays remontent bien haut; ils datent du témps des croisades, du temps où les chrétiens du Liban mirent leurs armes au service de saint Louis , et ils ont été encore resserrés sous les règnes de Henri IV et de Louis XIV. Les beaux établissements que notre clergé possède dans le pays des maronites, contribuent puissamment à entretenir cette action de l'influence française; et grâce aux Irastes collèges d'Antoura et de Ghazir, tenus l'un par les lazaristes et l'autre par les jésuites, la langue de la France est familière à tous ceux des chrétiens du Liban qui ont reçu quelque éducation.
Il est impossible de donner des.chifi^ absolument exacts pour la population d'un pays où la statistique est chose inconnue. On ne peut articuler que des sommes approximatives, bonnes seulement pour donner une
INTRODUQTION. XV
idée de la proportion numérique des diMrents peuple^} que nous avons énumérés, les uns par rapport aux autres.
Les chiffres qui ont là plus grande chance
d'exactitude sont les suivants :
Pour les chrétiens :
Maronites. 250 00^
Grecs orthodoxes ; . 100 000
Grecs catholiques 50 000
Syriens catholiques 5 000
Syriens jacobites 5 000
Total... 410 000
Pour les non chrétiens :
Musulmans orthodoxes 1 800 000
Métoualis 50 OOO
Druses 75 000
Total 1 325 000
U faut encore ajouter à ces derniers la popu* lation des Ansariés qui habite au nord de Tripoli, population entièrement païenne qui ne laisse pas pénétrer aux étrangers les mystères de sa religion et dont le nombre est inconnu.
Dans le récit que nous entreprenons, nous noua verrons forcé de citer bien des noms de