‹ Histoire des massacres de Syrie en 1860Chapitre 6 sur 22 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

lieux. îîons prions donc par avatice ceux qui se donneront la peine de lire ce petit volume de vouloir bien jeter les yeux sur une carte de Syrie. De cette manière seulement* ils pourront se rendre un compte exact des faits que nous retraçons.

Nous allons, du reste, esquisser par quelques traits principaux rensemble du relief géograpliique de la Syrie, particulièrement de la partie de cette contrée qui a été le théâtre des derniers événements.

On retrouve dans toute Fétendue de la Syrie, une disposition uniforme* Parallèlement à la côte de la mer, deux chaînes de montagnes courant du nord au sud et séparées par une large vallée occupée par . Tun des prineipanz cours d'eau du pays. Au nord, TOronte coule entre la chaîne du Djebel-Safila et de la montagne des Ansariés à l'ouest, et des sommets d'une moindre élévation qui le séparent à Test des plaines d'Alep et de Ilamah.

Au centre du pays, le Liban et l'Anti-Liban séparés par la vaste et profonde plaine de la Bekkaa que les anciens appelaient Célésyrîe ou Syrie creuse, forment la partie supérieure du bassin dô^TOronte et le bassin du Laytany. A Test de tout ce système sont les plaines de

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Damas, et derrière le grand désert de Syrie habité seulement par des tribus nomades d'Arabes bédouins.

Quant au sud de la Syrie il constitue le bassin du Jourdain qui commence au Djebelesch-Scheikh, point culminant de tout le système libanien, traverse les lacs de Houlé et de Tibériade, et enfin vient formel^ la mer Morte au fond d'une dépression de plus de 407 mè« très au-dessous du niveau de la Méditerranée. Lie flanc occidental du bassin du Jourdain est formé par le Belad-Bescharah, les montagnes des pays de Safed et d'Acre i^haute et basse Galilée), les montages de Naplouse et celles de Jérusalem ; le flanc oriental par le Djeddaour et le Djalan, dernier prolongement du Djebel-escb-Scheikh, les montagnes d'Adjloun et dlzalt, enfin le Djebel-Belka*

A l'est du baut Jourdain on trouve un immense accident volcanique, produit d'une convulsion terrestre probablement assez récente; c'est le Djebel-Haouran, dont les laves ont formé un plateau très-difficile d'accès, de près de 32 lieues de circonférence, le Ledjah.

Entre les sources du Jourdain et celles de lOronte, du centre de la Bckkaa descend un

cours d'eau de second ordre, le Laytany, formé

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par plasieim roisseamx descendaDt du versaiit ouest de rAnti-Liban et du versant est du Liban.

Le Laytany arrose le sud de la Bekkaa, s'engage dans une déchirure vaste et profonde creusée dans le massif sud-ouest du Djd>elesch-Scheikh, et vient se jeter dans la Méditerranée entre Sayda et Sour , les antiques citéfli de Sidon et de Tyr ; à son emboudiure il prend le nom de Kasiniyeb. C'est le Léontès des géographes anciens.

En remontant la côte vers le nord^ nous rencontrons encore plusieurs autres cours d*eau qui, descendant des sommets de la chaîne du Liban, se jettent à la mer après avoir suivi un cours perpendiculaire à là direction des montagnes. C'est d'abord, pour ne nommer que ceux qui ont quelque importance , le Damour formé par plusieurs ruisseaux dont Fun passe au pied de Déir-el-Kamar, puis le Naharel-Kelb qui descend des flancs du Djebel- Sànnin et a son embouchure un peu au-dessus de Beyrouth , le Nàhar-lbrabim qui se jette dans la Méditerranée auprès de Djebaïl, l'antique Byblos, enfin la Kadischa venant de la montagne des Gèdrès et se terminant à Tripoli. Ces divers cours d'eau forment sur le versant occidental du Liban une série de di-

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