‹ Histoire des massacres de Syrie en 1860Chapitre 8 sur 22 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

entièrement druses , s'élevait avant les der^ nien événements, isolée des autres contrées maronites, la ville chrétienne de Déir-el-Kamar, ancienne capitale de l'émir Beschir, qui comptait environ six mille habitants.

La partie méridionale dn Liban, et surtout le littoral vers Sayda et Sour, sont couverts d'une variété extraordinaire de populations enchevêtrées les unes au milieu des autres :

Druses, Métoualis, musulmans orthodoxes, maronites, Grecs-lfnis et Grecs orthodoxes. On ne trouve de Turcs que dans les cités du littoral, comme à Tripoli, à Beyrouth, à Sayda et à Sour; dans ces villes, du reste, les nonchrétiens sont en grande majorité, sauf àBeyroûth, où Ton ne compte qu'un musulman contre deux chrétiens.

D'après Torgaaisation du Liban, signée en 1 840 par les cinq grandes puissances, la montagne, presque indépendante, se gouvernait par elle-même, et payait seulement un léger tribut à la Porte , laquelle nommait les Aoliiiiakams ^ ou lieutenants qui administraient au sommet de l'échelle, et qui devaient être choisis parmi les gens du pays. La région nord, jus- , qu'un peu au delà du Nahar-el-Kelb, était soumise à un kaïmakam maronite ; la région sud.

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