PASCAL
La plus félèbru tle ses priiposilions iii'ilhiii la suivanlc :
La somme ou la différence de deux eubes n'est jamais un cube, ou d'une manière plus générale au-dessus du carré aucu ne puissance n'e st déconiposable e n deux puiss ances de mj^niejioin '.
Enfin Ft^rnial pai'licipa à une autre découverte de son temps, le Calcul des pi obabitités ; mais pour éviter des redites, nous en parlerons seulement plus loin, lorsque nous analyserons les œuvres de son promoteur Biaise Pascal.
Le magistrat de Toulouse fut donc un des plus grands noms de l'histoire des Mathématiques. Malgré le peu de temps que ses fonctions lui permettaient de consacrer à la science, il sut comme Viète se créer une place à part. En appliquant l'Algèbre à la Géométrie, il se fil l'égal de Descarte», (^ui pourrait dire si Leibniz et Newton ne doivent pas i\ ses vues le trait de lumière qui lésa guidés vers l'analyse infinitésimale? Avec l'auteur des « Provinciales » il fut un des pionniers de la théorie des hasards, et surtout s'il a des rivaux dans les autres branches, ses découvertes sur les nombres lui assurent une supériorité unique. Dans ce domaine, on chercherait en vain son émule. Géant sublime, sphinx impénétrable, il s'est frayé des routes qu'aucun savant n'a encore pu retrouver malgré les ressources modernes. C'est un privilège sans exemple dans les annales de la Science.
Avec Blaise Pascal qui naquit à Clermont le 19 juin 1623, l'Arithmétique, la Géométrie, l'Algèbre et la Mécanique vont s'enrichir tour à tour, et le Calcul des probabilités va naître. Dès son jeune âge, notre futur savant montra les plus rares aptitudes au travail. Aussi son
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père, président de la Cour des aides, abandonna-t-il sa charge en i63i pour venir à Paris se consacrer exclusivement à réducation de son enfant dont il voulut être le premier et Tunique maître. Mais poussant son fils beaucoup plus vers le grec et le latin que vers la Science, il lui avait caché tous les livres mathématiques de sa bibliothèque. Une rencontre extraordinaire, racontée par sa sœur en ces termes, allait cependant le déterminer à développer les goûts du jeune Biaise dans cette voie, e* nous la rapportons ici car elle nous montre Féveil d'un génie précoce : « Mon père était homme savant dans les Mathématiques, et avait l'habitude par là avec tous les habiles gens en cette Science, qui étaient souvent chez lui * ; mais comme il avait dessein d'instruire mon frère dans les langues, et qu'il savait que la Mathématique est une Science qui remplit et qui satisfait beaucoup l'esprit, il ne voulut point que mon frère en eût aucune connaissance, de peur que cela ne le rendît négligent pour la langue latine et les autres sciences dans lesquelles il voulait le perfectionner. Mon frère voyant cette résistance, lui demanda un jour ce que c'était que la Mathématique, de quoi on y traitait : mon père lui dit en général que c'était le moyen de faire des figures justes, et de trouver les proportions qu'elles avaient entre elles, et en même temps lui défendit d'en parler davantage et d'y penser jamais. Mais cet esprit qui ne pouvait demeurer dans ces bornes, dès qu'il eut cette simple ouverture, que la Mathématique donnait des moyens de faire des figures infailliblement justes, il se mit lui-même à rêver sur cela à ses heures de récréation; et étant seul dans une salle où il avait coutume de se divertir, il prenait du charbon et faisait des figures sur des (carreaux, (^her-
(i) Entre autres, le P. Merseniio, Roberval, Mydorge et Caroavi. qui s assemblaient également au couvent des Minimes, place R<)yale. chez le P. Mersenne. Ces conférences furent même l'origine de rAcadémie des Sciences, fondée seulement en i(>(îo.
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