MOYEN AGE
Mais son principal titre de gloire est son Traité de la sphère^ guireftfenïia pendant longtemps tous les secrets de la science astronomique. 11 est divise en (|uafre^chapitres. Le premier roule sur le globe terrestre, le second sur les cercles, le troisième sur le lever et le coucher des astres, et le dernier sur les orbites et les mouvements des [)lanètes. L'auleur n'a guère ajouté aux ouvrages analogues grecs ou arabes. On peut louer seulement la disposition méthodique des matières. Bien que sa valeur scienlincjue ne soit pas très grande, (t'est un des livres qui eurent le plus de succès pendant le moyen âge, et même après. Une multitude d'écrivain» le commentèrent. Ce sont par ordre de date : Michel Scot, le fameux philosophe, Hugues de Castro (iS.'^j), puis Pierre d'Ailly, Purbach, Hegiomonlanus el tant d'autres. Après l'invention de l'imprimerie, les éditions se succédèrent. On l'imprima partout, en premier lieu à Ferrare (lujai, puis à Bologne, à Venise, à Leipzig et à Paris. Le British Muséum de Londres possède 65 éditions du Traité de la sphère dont la vogue avait duré plus de quatre cents ans !
Sacro-Bos{!0 exerça donc une grande influence sur les études mathématiques pendant plusieurs siècles et fut par ce fait un des plus actifs propagateurs de la science des Arabes. Cependant à coté de lui existaient les abacistes (pii se servaient de l'ancienne Arithméti([ue de Boèce. Celle-ci comprenait deux parties : l'Arithmétique théorique ou élude des propriétés des nombres et des démonstrations, toutes rudimentaires d'ailleurs, des nuHhodes, et l'Arithmétique pratique qui avait pour but d'initier à l'art du calcul au moyen de l'abaque. La première continua à être enseignée par les mathématiciens de profession jusque vers le milieu du XV*" siècle, tandis que la seconde se conserva beau- ^ cou|) plus longtemps : certains commerçants français, anglais ou allemands, en faisaient encore usage au commencement du xvii".
Parmi tous ces auteurs de médiocre intérêt pour Thistoire scientifique, distinguons Raoul de Laon qui ne connaît pas la valeur du zéro, et (iordan Nemorarius qui dans son De numeris datis traite de questions d'Algèbre en raisonnant sur des lettres.