‹ Histoire des mathématiques (volume 3)Chapitre 36 sur 78 · LAZARE CAR.SOT · texte numérisé non relu

LAZARE CAR.SOT

Los dernières années de ee «^rand homme l'urenl allristées. l^rivé de toutes ses charges par la Restauration, rayé «le l'Institut (1816), son or<(anisme ne ))nt supporter tant d'assauts, et après s'être ol)seur<;ie (|uel(|ue temps, eette sublime intellior(»nce s'éteignit le 18 mars 1818.

I^es méthodes de Mon^^e pénétrèrent bientôt dans toutes les éeoles teidinicpies. En France, IIachettk, (|ui avait rem|)laeé son maître, continua la tradition et publia en 1822 un nouvel exposé de ses doctrines; en Allemagne ScHHEiRER, de Carlsruhe, s'en fit l'ardent |)ropagateur dans un volume paru en i828-f>9, (it (]l\L'1)K (^uoiZET, ancien élève de l'Ecole Polytechni(|ue, les porta jusqu'aux Etats-Unis. En effet, il é(!rivit en 1801 le premier livre de (iéométrie descriptive (mi langue anglaise'. 11 était destiné aux (*adets de l'Académie militaire de West-Point où il professait les mathémati(|ues. D'autre part, Cousixehy, dans sa Géométrie perspective^ employa seulement une seule projection.

Tandis que Monge et ses successeurs Dupin, Olivier et de la (iournerie étudiaient les relations de forme et principalement celles des surfaces et des courbes dans l'espace à trois dimensions, Lazare Carxot et son école s'attaquaient aux relations métriques des figures ^

Ce mathématicien nacpiit à Nollet, le i3 mai ijj^, et fit la plus grande partie de son éducation au petit séminaire d'Autun. A sa sortie de l'Ecole de Mézières (1773'; il fut nommé sous-lieutenant du génie, mais n'en continua pas moins ses éludes mathématicjues, et dès 178*5 mil à jour un Essai sur les Diachiues en général. 11 y envisage d'une façon neuve tout système de corps mobile.

il) Floriax Cajori. The te'acliiiiff and Uistory i>f Mal/ieniaficn in the L'nitnt States. Washington, i8yo.

{•i\ En géométrie, le» figures et leurs purlios ont entre olles des relations (le deux sortes : les unes descriptives coneernent leurs formes et leurs situations, et les autres méirit/ues se rapportent à leurs grandeurs. D'où «leiix méthodes géométriques rationnelles dont les chefs respectifs sont Monge et Carnot.

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Après avoir indiqué que pour mesurer exactement la force employée à soulever un [)oi(ls, par exemple, il suffit (le multiplier la masse (\u corps par la hauteur (Télévatioh, il montre (jue le jiroduit ainsi obtenu est constanl. Don(^ una jnachine, (|uel(|ue perfe(;tionnée qu'elle soit, n'ajoutera jamais rien à la force motrice, elle transformera seulement l'effort afin de le rendre })lus .facile à vain(;re. 11 remar([ue aussi que sous peine de diminuer (îonsidéral)lement la force vive, il ne faut pa>s modifier brusquement les vitesses. Par le théorème suivant, il dornie mém(î l'expression mathématique de cette perle : elle éo^ale la force vive dont tous les corps seraient aninu'^s, si on imprimait à chacune des parties du systèuK^

i la vitesse finie qu'elle a perdue à l'instant même où le

! changement ])rus([ue s'est opéré.

A la Révolution, le (U'q)artement (Ui Pas-de-Calais nomma Garnot député, puis en 179^ il devint membn^ du Comité de Salut public où ilfutchargé spé(-ialement(h' la dire(;tion dv nos armées, et il sortit à son honneur (h' cette période troublée de notre histoire, ce qui lui valut le surnom « d'Organisateur de la victoire >•. Opposé au Coup d'Etat, il se réfugia à Genève et à Augsbourg. Entre temps, il composa ses Réflexions sur la métapliijsique (lu Calcul infiiiitési/nal {lygg), où il prend partie contre la réforme qu'avait tentée Lagrange par sa méthode des variations. Il souhaite qu'on s'en tienne à la marche si simple, si lumineuse de Leibniz, (|ui se prèle d'ailleurs mieux aux a|)[)li(-ali()iis. Les malhémaliciens ont suivi ses conseils, sans goùhîr loulel'ois ses raisonnenienls. Ra[)])elé par Bonaparte après le 18 brumaire, il devint Ministre de la guerre ; mais démissionnaire peu a|)rès, il enlra au Tribunat en i8o!>.. Son rôle jus(ju'en i8i4 fui assez effacé, et |)ros(!rit au retour de Louis XVIII, il se relira à Ma<r(lel)our;>- où il décéda le 22 août 182.L Du moins sa retraite de la scène p()lili(|ue ne fut pas |)erdue ])our la Scîienc^e. Il avait établi sa réputation sur (les bases solides, par son Essai sur la tJiéorie des traus-

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