‹ Histoire des mathématiquesChapitre 28 sur 89 · MOYEN AGE · texte numérisé non relu

MOYEN AGE

Mais son principal titre de gloire est son Traite de la sphère , cpii renferma pendant longtemps tous les secrets de la science astronomique. Il est divisé en quatre chapitres. Le premier roule sur le globe terrestre, le second sur les cercles, le troisième sur le lever et le coucher des astres, et le dernier sur les orbites et les mouvements des planètes. L’auteur n'a guère ajouté aux ouvrages analogues grecs ou arabes. On peut louer seulement la disposition méthodique des matières. Bien que sa valeur scientifique ne soit pas très grande, c'est un des livres qui eurent le plus de succès pendant le moyen âge, et même après. Une multitude d’écrivains le commentèrent. Ce sont par ordre de date : Michel Seot, Je fameux philosophe, Hugues de Castro (i33j), puis Pierre d’Ailly, Purbach, Regiomontanus et tant d’autres. Après l’invention de l’imprimerie, les éditions se succédèrent. On l'imprima partout, en premier lieu à Ferrare (1072), puis cà Bologne, à Venise, à Leipzig et à Paris. Le British Muséum de Londres possède 65 éditions du Traité de la sphère dont la. vogue avait duré plus de quatre cents ans !

Saero-Bosco exerça donc une grande influence sur les études mathématiques pendant plusieurs siècles et fut par ce fait un des plus actifs propagateurs de la science des Arabes. Cependant à côté de lui existaient les abacistes qui se servaient de l’ancienne Arithmétique de Boèce. Celle-ci comprenait deux parties : l’Arithmétique théorique ou étude des propriétés des nombres et des démonstrations, toutes rudimentaires d’ailleurs, des méthodes, et l’Arithmétique pratique qui avait pour but d’initier à l art du calcul au moyen de l’abaque. La première continua à être enseignée par les mathématiciens de profession jusque vers le milieu du xv° siècle, tandis que la seconde se conserva beaucoup plus longtemps : certains commerçants français, anglais ou allemands, en faisaient encore usage au commencement du xviiC

Parmi tous ces auteurs de médiocre intérêt pour l’histoire scientifique, distinguons Raoul de Laon qui ne connaît pas la valeur du zéro, et Gordan Xemorarius qui dans son De numèris datis traite de questions d’Algèbre en raisonnant sur des lettres.

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