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le Droit le passionnèrent également. Vers l’âge de vingt-cinq ans il put, grâce à une mission que lui donna le baron Boineburg, se rendre à Paris qui attirail à lui tout ce que l’Europe comptait alors de savants. 11 s’y lia avec Huygens. Peu après il se dirigea vers l’Angleterre où Newton, Boyle, Wallis et les autres membres de la Société Royale de Londres l’accueillirent avec honneur. Mais à quelques mois de là, la mort de l’électeur de Mayence le privant de sa pension, le força à abréger son séjour. 11 dut songer à reprendre le chemin de l'Allemagne, non sans toutefois repasser par Paris où il demeura encore plus d’une année. C’est à ce moment qu’il s’adonna aux mathématiques, se mettant au courant de toutes les nouvelles découvertes, et construisant sa machine arithmétique.
D’ailleurs sa situation pécuniaire s’améliora bientôt, car le duc de Brunswick le nomma vers ce temps conseiller à sa Cour, en l’autorisant à rester à l’étranger. Puis, en 1676, il quitta notre pays pour voyager à nouveau en Angleterre et en Hollande, enfin il retourna à Hanovre, ville qu’habitait son protecteur. Ses soins se portèrent alors sur l’organisation d’une bibliothèque et d’un cabinet de physique pour le duc de Brunswick, très curieux du mouvement intellectuel de son époque. L’activité de Leibniz était toujours en éveil, aussi ne tarda-t-il pas à fonder avec Meneken (1682) le premier journal scientifique de l’Allemagne, les Acta eruclitoruin 1 (fig- 23)> le pendant de notre Journal des savants. Leibniz prit une part importante à sa rédaction. Dès l’année même de sa fondation il y inséra des articles, et au mois d’octobre 1684 sa Nova methodus pro mciximis et minimis y parut. Dans ce mémoire il résout, au moyen du Calcul différentiel, le problème ci-après proposé par de Beaune : Trouver une courbe dont la sous-tangente soit constante. Il
(1) Ce journal paraissait mensuellement à Leipzig.